Ecoutez cette vierge blancheur qui va bien un jour s’écrire :
« Allongé à côté de toi nu.
sur le lit, le bruit du silence… nos mains se touchent qui me touche…
la tendre violence d’être ta tendresse.
envie de te dire un « je t’aime » retenu.
laisser venir, prendre le temps prenant chaque seconde pour ce qu’elle est…
me changer sans changer.
Ta chambre simple, son odeur du comment… tes lèvres, ta langue, tes mains, tes yeux, toutes ces parties de toi, des bribes de tableau.
chaque partie de ton corps est la touche d’une œuvre qui restera à jamais dans ma mémoire…
Bannir le « à jamais », ça jamais.
Petite goutte de sang qui dessine les lèvres de tes silences. »
La force de notre air de rien.
Oui voilà, je sais que je t’inquiète…
Je dois absolument me vider la tête…
Tout retirer et nettoyer chaque partie, être propre pour repartir neuf et à deux.
Etre nu avec toi… dénudé par toi.
La glissade délicieuse vers la mer.
Le parcours fragile et l’idée saisissante de pouvoir dans quelques heures, quelques temps, t’embrasser à nouveau.
A contresens et tout contre ses sens, la saisir, l’unir à mon corps…
Ces instants quotidiens qui vous marquent à la plume.
Car sache que déjà toi tu as ta réponse et en deviens la mienne t’écoutant. Je ne dois pas te faire lire qui je suis mais être bien moi pour toi.
Gueuler !
Pour une fois avoir la force de se faire violence…
Dégager toutes ses habitudes de souffrances !
Je ne suis pas malheureux… j’ai tout pour être heureux…
Ne pas profiter de la fin mais enfin du bonheur.
Tu ne bouges plus, ton petit corps si froid.

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