C’était un jour de juin.
Clair et sombre.
Il ne savait plus comment faire car il venait de le faire.
Après avoir pris le bain du matin dans la pièce parisienne, il écoutait l’eau qui calmait son corps, qui caressait son ventre. C’était une étreinte chaude et invisible pour calmer la plaie. Un corps sans corps qui l’aimait. Le temps d’un instant, oui juste le temps que tout s’écoule dans l’évier insignifiant.
Il n’osait pas regarder ce visage qui devait porter ces mots, il fuyait son regard peur d’encore s’y laisser perdre.
Et là.
Là, seulement là, il décidait de ne plus reculer.
Là, malgré tout ces appels intérieurs, il allait lui dire.
La rue.
Les gens vivent.
Il part.
Il rentre dans le métro, les gens.
Encore eux, toujours eux qui sont loin mais bien trop près.
Rester concentrer sur du rien.
Les paroles passent, l’infernal tumulte de la machine sous-terraine crie.
La station approche.
Elle est là : place de clichy.
Il ôtait tout les souvenirs.
Le bar.
Dans quel bar lui dire ?
Celui-là… oui nous y avions vu notre dernier concert : Lubat, hymne à la vie quand votre cœur se plissent, larmes d’amour d’espoir trop désespéré.
A côté d’elle, elle n’était déjà plus là.
Aujourd’hui, c’était dans le bar d’à côté que tout allait se passer.
Encore ce soleil.
Assis, en train de lui écrire ces derniers mots : ce petit adieu comme elle a dit juste après, me redonnant, malheureux, encore une dernière fois l’espoir que je chasse aussitôt, je l’attendais.
Téléphone.
Je suis là.
Oui là… pour la dernière fois, encore cette fois, là pour toi.
Puis,
elle surgit de nulle part, je la vois… je la vois.
Un rayon puissant qui déchire encore mon bonheur, un éclat, une femme que je ne pourrais écorcher de mots trop imprécis. Comment décrire mon odyssée ?
Elle s’assied.
Les larmes ne peuvent tout dévier.
« qu’est ce qu’il y a ? »
qu’est ce qu’il y a…
Je lui donne la lettre.
Le temps passe vite et lentement.
Elle lit.
Au bout… elle ôte la feuille de mon cahier pour la ranger dans son sac.
Elle ne sait pas quoi dire…
Mais oui que dire ?
Tout a été dit.
Tout est dit.
Fini.