Reflecting Story

reconstruction

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on ne peut pas déprimer trop longtemps si on s’écoute. C’est confortable de se laisser abattre, on a nos raisons bien souvent valables et on avance sans bouger, on recule et le temps à côté de nous, lui, file et nous laisse sur place. La tristesse aiguise les cœurs mais à trop le tailler, il pisse le sang et perd sa force. Il faut accepter la douleur, ne pas l’ignorer et comme un chirurgien la situer, la fixer et laisser la cicatrice opérer sans en racler la croute. C’est sûre que c’est beau le sang qui coule de nos yeux, le reflet si juste de nos émotions. Mais la couleur devient translucide et s’assèche les vannes ouvertes. Pas de suicide possible si l’on a le courage de s’avouer imparfait. Les blessures sont normales, la peau est fragile, l’expérience fonde et forme votre être tout entier et attire le reflet opposé d’un amour certain. Alors, à quoi bon se mettre des aiguilles dans les yeux ? Juste pleurer sans demi-mots quand c’est nécessaire et sourire face à ce qui est sincère.
De la maîtrise, il faut se tenir, nous avons la pensée de choisir aucune dictature que notre propre intention. Ici, c’est la république du cœur, nous votons pour nos émotions et le peuple est dans nos veines. Les contours de notre territoire sont délimités par notre peau, celle fragile, mais la pensée et l’émotion qui nous habite est l’univers qui donne le sens à nos actes.
Je vote pour moi, c’est à dire nous.

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