Je me promenais tout à l’heure dans mon village natal, justement intéressant en venant d’évoquer Depardon. Je m’y sentais comme un visiteur. En visite dans mon enfance, à distance, silencieux sans tenter d’y mettre des mots mais plutôt des images muettes. Je passais à côté du cimetière où se reposent mes grands-parents, ma grand-mère. On pense évidemment au temps qui passe, ce précieux pas si précieux que ça. Il file. Être serein, face à sa force, on ne peut l’arrêter, personne n’a ce pouvoir. On peut juste être en lui et tenter de ne pas en perdre une miette. La vie est courte comparée aux millions qui nous précèdent. Pourquoi se torturer ?
Profiter en respect, oui le respect c’est si important, de l’autre et de soi-même, d’ailleurs c’est très lié, l’aphorisme que j’ai lu ce matin d’Oscar Wilde le rappelle.
Partir le cœur trop gros c’est du gâchis, ne pas avoir été honnête à son écoute et à l’autre, c’est dommage.
Plus on avance dans cette vie et j’ai l’impression que moins on s’enfonce, on pourrait croire le contraire mais la vie est cet éternel combat pour ne pas s’éteindre avant d’avoir à jamais rayonné. Simone est devenue d’ailleurs une étoile.