Reflecting Story

si ce n’est que…

everyday

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Copyright 2010 – Ambiome Photography

comment choisir des mots ?
comment choisir sa vie ?
quels mots choisir pour raconter sa vie ?
et quel type de vie pourrait s’accorder avec des mots ?

La prétention d’en choisir des justes car on penserait que notre parcours l’est tout autant.
Faut-il vraiment la raconter ?
S’accorder, se mettre d’accord en accord…
S’entendre pour ne rien dire.
S’accommoder aussi, mais toujours en vouloir un peu plus.
Joli « moi » de « mais ».

poncifs et clichés,
des synonymes bien seuls et pauvres,
« si ce n’est que »
et bien que la simplicité de ces banalités se teinte, si saine.

Nous ne sommes rien que des petits riens, des tout petits, qui ensembles feront des plus gros rien.

souffler… essouffler, car on ne le prend plus… le prendre, pour se retirer, se dégager de soi toujours et encore, car nous ne sommes toujours que du nous.

l’écoute… écouter
choisir les mots, oui encore ceux-là, encore choisir.
des mots simples,
des mots arrogants si on veut, mais pour une raison précise : pour remuer.

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Mais sages de services…

about my art, everyday

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Nous partons avec ma belle en vacances…
rapporter des images, emporter des hommages, porter des rivages.

Elle avec son réflexe,
moi avec nom téléphone N96 et sa boite de prise à images intégrées.
Créer des souvenirs et pour certains vous les partager.

A très bientôt…

Copyright J. Tatham

Copyright J. Tatham

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à une amie au téléphone

everyday

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t’aimes ça toi le rummycub de l’amour ?

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elle

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une bombe qui va me péter à la gueule

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lâche-moi, 2 secondes, pas +

everyday

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tu me bouffes la gueule, tu me fatigues, tu m’emmènes, tu me vides, tu me bourres, tu me défonces, tu m’extirpes, tu me séduis, tu m’intrigues, tu me remets en question, tu me rassures, tu es mon plus beau et odieux paradoxe, toi, amour.
Figure littéraire si vivante avec sa chère et son sans. A coup d’intra, tu me défonces de douceur et tu me manques accroc à tes blessures. Tu me donnes les idées et aussitôt les brises d’un seul regard. Tu rends instable mes pieds trop sur terre.

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mais bon,

everyday

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avec l’âge, sagement on apprend à gérer cette souffrance qui n’est désormais que évidence. Pour autant on garde la foi.
Moi je l’ai, je ne suis plus abattu.
Oh non.
J’ai assez chialé ces histoires qui ont la même fin.
Chaque baiser est une expérience unique avec l’autre mais fonde l’âme qui nous est propre.
On dompte l’assaut artistique et sait le trier pour n’en retenir que sa saveur éternelle.
Car oui, sans prétention, notre passage sur « taire » nous élève la voix. Le cri est sain. La vibration, même triste, a sa texture qui nous couvre d’amour…

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un laps de temps qui sépare,

everyday

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[quelques mois d'absence]
[pour croire, y croire]
En vain.
Elle passe, on s’imagine, on l’imagine, la construit, seul. Avec pourtant la certitude de se dire que tout ça c’est à deux.
Peut-être qu’on écrit un mot à deux mains, avec les deux siennes, on moule celle que l’on aime puis tout s’efface. Se dessine une histoire que l’on aurait souhaité tant faire vivre.
Mais la force de ces deux êtres s’entrechoquent, on sent, s’approche factice dans l’union fantasmé mais tout ça ne reste que du désir.
Et c’est au détour de quelques mots qu’elle s’achève, dense comme la durée écoulée, dense sans ballerine, valse en solo, on essaie de mener la cadence et le rythme entre deux êtres est donné par deux solos qui n’auront fait qu’un couplet, un seul, pas de poussée éternelle. La musique est finalement bien classique.
Et tout ça nous épuise, nous assèche. On perd de sa profondeur pour se mêler à la triste vérité d’un amour étiqueté. On s’aime mais la peur habite l’union et c’est la fin. Tout simplement, par manque de courage, de confiance en soi.
une histoire d’amour est un soir bien lumineux, une saveur unique à l’orée d’un soleil solitaire.
Il reste la mémoire, la douloureuse boite à projection qui retient les bonnes et sages images d’un passé trop vite passé. On s’émeut et se dit que tout ça c’est derrière.
Il faut reprendre la route sans elle et réussir tout de même à reprendre de la hauteur.

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