Oui ça parait un peu simpliste de faire ce genre de remarques… mais ici quand je parle de voyage, au delà du déplacement physique, je parle d’une plongée dans le décalage visuel et sonore…
Bon, l’Australie comme tout le monde le sait, c’est vaste. On en a fait évidemment qu’une infime partie : un bout du Queensland. On s’est concentré sur les Rain Forest, ces forêts tropicales…
Et là….. transportés !!!
On est vraiment transporté et il y a parfois vertige. Vertige dans le son, dans les images.
Je souhaitais vous faire partager un peu ce voyage…
En son :
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
En image :
Cliquez pour voir en grand sur le picto en bas des images
En Australie, nous avons croisé Cédric Folliot et sa belle lors de leur périple autour du monde (j’avais écrit un billet à ce sujet).
Ce fut un énorme plaisir de revoir ce backpacker dans l’âme, cet artiste, cet ami, avec qui nous allons bosser dur comme pierre à son retour (pleins de VJ project !)…
Lui et sa belle, Séverine, continuent leur périple en Nouvelle Zélande et encore bien d’autres pays en perspective à suivre évidemment sur burning miles !!
C’est beau les rencontres, c’est beau le déplacement, c’est beau la life !!!
De retour d’Australie…
Nous avons passé trois semaines à parcourir l’Est du pays… Traversant le Queensland, en passant par Cairns, Cape Tribulation, pénétrant les forêts tropicales de Daintree, les gorges de Mosman, la barrière de Corail et sa faune aquatique sublime, les falls (chutes d’eau) de Millaa Milla, de Wallaman puis ces villes Brisbane, Sydney où la nature demeure, des city comme celle de la défense à Paris à la différence que ces buildings ont les pieds dans l’eau, juste au bord de la mer…
Plonger dans l’immensité de ces paysages dégagés, le son de la nature d’une richesse incroyable, des oiseaux perchés, des chants époustouflants, la mer dangereuse et rassurante, paisible face à l’horizon totalement dégagé : 360° de visibilité… Nous revenons gonflés, décalés, conscients de la richesse qui nous entoure.
Prendre la ligne 4 ce matin pour retourner au travail n’a rien de déprimant, ce qui est clos autour de nous n’est qu’une étape, la mémoire est là ouverte sur le monde.
L’histoire de deux « laissés pour compte ».
Une petite fille et un monsieur qui se croisent dans les mots (à travers un échange épistolaire) pour enfin trouver des réponses à leurs interrogations simplistes qui une fois formulées ouvrent finalement bien des horizons.
Des horizons, oui le terme me semble assez bien adapté à ce très bon petit film. De ceux qui sont ouverts à travers l’espace (décors magnifiques) mais aussi à ceux plus intérieurs. Et là, je pense instinctivement à cette expression anglaise que j’aime depuis toujours : Narrow Minded. Ce qui veut dire « avoir comme des œillères et ne pas voir plus loin que le bout de son nez ». Du coup, si on veut voir une scène dans son ensemble quand on est « narrow minded », on est obligé de tourner la tête et peut-être par défaut rater l’essentiel. Et si on reste ouvert face à ce film, on rencontre deux personnages qui nous la font tourner cette tête. Pris sur le vif, on se délecte de cette œuvre riche, bourrée de sens, de détails parce que ces deux petits bonshommes-là vivent peut-être dans leur mini univers mais ils ont les antennes bien déployées et très ouvertes.
L’histoire…
Mary Dinkle, c’est cette fillette solitaire australienne de huit ans, un peu trop grosse aux yeux des caïds de la récré, elle se sent bien seule avec toutes ses différences qu’on lui souligne. Elle décide alors de prendre son destin en main et du coup tente de jouer avec lui. Elle pioche un nom au hasard dans le bottin et écrit à un inconnu pour s’en faire un ami. La lettre traverse le globe pour atterrir dans les quartiers gris et tristes de New York et c’est Max Horovitz, un juif obèse de quarante-quatre ans tout aussi solitaire, bourré de problèmes qui ouvre la missive. S’en suit une histoire passionnante entre deux personnages bien différents mais qui ont tant de points communs. Et c’est là dans l’échange de ces petits riens que leur histoire prend une tournure drôle, intimiste, parfois tragique mais délectablement décalée.
C’est aussi une prouesse technique sans rentrer dans la perfection trop froide des films animés à gros budgets. Le traitement esthétique se tient du début à la fin, les thématiques sont actuelles, parfois sombres mais en rien pessimistes.
C’est un film juste, qui ne ment pas et c’est sa seule prétention.
Copyright J. Tatham 2009
Le réalisateur, Adam Elliot, nous dira que l’histoire est tirée de sa propre expérience.
Image après image, le film anime à la fois ses personnages et ses spectateurs, c’est déjà un bel échange.
… et, on plonge dans cette histoire réaliste où enfin la magie prend sa juste tonalité.