vous n’auriez pas un heureux ou d’eux ?
vous n’auriez pas un heureux ou d’eux ?
« moi ça me fait marrer » disait Paul à Marie-Paule.
Paul était le mari de Marie-Paule, même si tout deux vivaient sans vraiment cohabiter.
Paul était du pôle sud, Marie plus du nord.
Ils s’étaient rencontrés dans un hémisphère peu commun, ce qui avait du jouer sur leur histoire bien commune.
Donc Paul se marrait près de la marre aux connards, car Marie-Paule venait de lui avouer qu’elle avait découché avec un maire de canton.
Paule qui montait en secret la Paulette, trouvait là la chance de lui avouer son adultère.
Face à face s’affaisse les effets des faits.
La fée clochette était, elle, partie en sucette, poudre d’escampettes face à cette situation à la con où deux amants avaient désormais perdu tout magnétisme.
Alors la minuscule petite catin aux ailes transparentes les laissait fesse à fesse pour aller planter sa baguette magique dans deux nouveaux innocents.
Le silence de la nuit a décidé un jour d’embrasser les brouillards bruyants de la ville.
Elle ne lui a pas répondu, trop hautaine, cette campagne à ses yeux était trop vide. Pourtant elle s’est tout de même retournée sur elle, mais de très loin en hauteur vue de sa peine capitale.
Quelques années ont passés.
La nature voulait toujours aimer la culture.
Mais la citadine faisait toujours sa fière.
D’autres encore sont passées.
L’herbe continuait de fleurir et les rues, elles, toussaient un peu plus.
Puis, un beau jour de pluie, les métros s’asphyxiaient à ne plus pouvoir en dormir.
Ils se décidèrent enfin à répondre aux élans vierges des pâturages.
Malheureusement, ils n’étaient plus là. Sous le poids de l’indifférence, ils avaient perdus leur verte couleur tant l’ombre égoïste de la tristesse des pavés les avaient ignorés.
ça pèle sa race, ils arrêtent pas de marcher, mais ils vont où, j’ai mes chaussettes au fait, ça fait longtemps tout ça, enfin bref, tiens encore lui, il me regarde jamais, c’est beau paris, j’ai faim, j’espère qu’il va pas venir me faire chier l’autre, je lui pète sa gueule moi, comme disait ma mère, elle disait quoi d’ailleurs, me rappelle plus, on s’en fout, ce qu’il caille, ça doit être pour ça que j’ai froid, putain ça me gratte, bon on fait quoi là, il fait pas chaud « Il fait pas chaud, einh, ahah ! » ça s’est dit et plus à dire, tiens v’la l’autre, je sais pas, enfin on sait tous un peu mais c’est pas très juste tout ça, sarkosy il nique la carla, il est rapide ce gars là, j’ai faim, il doit être l’heure, trop d’idées « ENCULE ! » ça s’est dit, il fait froid, putain, je ne sais plus moi ce qu’elle dit ma mère et je m’en foue, tiens vl’à l’autre, il va me parler, elle est bonne elle, il passe ce con « pauvre con ! ahah ». t’as pas deux euros, blaireau, je vais me bouger le cul et je vais me bouger le cul, allez hop, pauvre con !! ahah ! » C’est beau paris en hiver einh, allez acheter bande de gens !! PD ! ahah ! «
cette nature qui m’entoure ôte le m’ minuscule qui m’habite
ce silence qui m’enveloppe tue ces mots intérieurs insensés
l’immobilisme des feuilles cet hiver calme la tourmente des cicatrices
je m’oublie enfin dans l’immense décors naturel
me nourrissant de ce qui n’est plus artificiel
et je regarde de haut, l’air assuré, ce qui autrefois m’était supplice
pour, enfin,
face à ces ridicules assauts leur ouvrir mes yeux au plus vite
il suffisait de le dire, je n’aurai pas attendu tant de temps pour le faire vomir.
Il était face à moi, enfin à terre, la tronche fragile en train de me regarder les yeux brisés par sa biture. Comme une supplication, il attendait que je le sauve de sa route. Quel petit con.
Déjà je ne savais pas pourquoi désormais, il était dans mon lit, moi jeune femme de bonne famille du haut de mes cinquante ans.
Lui, il devait en avoir seize pas plus.
Je l’ai rencontré à une soirée de ma fille, cette garce qui m’invite pour me foutre à la gueule sa jeunesse. Petite peste, je ne l’ai jamais aimé, à peine est-elle arrivée qu’elle m’a coupée en deux. Son père lui était heureux, quel imbécile. Remarque il était utile pour toutes ces tâches de gestion. Bref, il est mort désormais et je ne vous dirai pas comment.
Donc le marmot avait la gerbe aux lèvres et ronflait comme un jeune hippopotame. C’était effectivement un peu le zoo dans ma casbah.
Il encorne la photo dans l’album de famille, la tête dans ses mains qui vacillent.
C’est remarquable de voir ce qui n’est plus, dérangeant de voir ce qui est.
Repère : le fauteuil.
Pardon, mon fauteuil. J’y suis assis et ça le rassure. Au travail c’est la même chose, il est assis.
Pas la peine de penser, bip et c’est compté.
un roman, sa vie n’avait jamais été qu’un roman.
il ou elle n’avait jamais connu de vérité.
Il ou elle, car elle ne connaissait pas son sexe, n’ayant jamais vraiment bien su… jusque là.
Une entité. Il n’était qu’une entité.
Un être vivant mais vide, un fantôme qui respire. Un personnage qui tous les matins va travailler, qui se réveille et s’aperçoit que l’oxygène est son plus fidèle partenaire.
Il est seul, oh il a bien vécu avec d’autres entités mais elle s’est vite aperçue que ces autres ne seraient que des compagnons de route, une addition, une formule loin d’être magique.
Sans sexe, il n’a jamais vraiment connu de rapports intimes, la mécanique de la chaire est si évidente. Et elle savait qu’il séduit.
Sa vie, hier, il la voulait réalité.
Elle aimerait enfin pouvoir avoir un nom et une histoire pour qu’enfin il connaisse le grand monde. celui-là. sans communes mesures. celui qui éclaire ses matinées et adoucie ses soirées.
à bout de force, j’écris, la fatigue me gagne, j’écris je ne sais pas pourquoi et ne sais même pas comment finir la phrase qui n’est qu’ici, je me laisse aller à aligner des mots, histoire d’en trouver un sens, pas besoin de relecture, ils seront directement en ligne, chaque blog n’est qu’un bug de plus.
MAZAR fucker, this is fucking poetry !
être dans une nébuleuse.
L’esprit dérangé, plus de fluidité, des saccades bien trop floues.
S’enchainent.
les lâmes invisibles rôdent autour de mon esprit. On ne peut pas les apprivoiser… oh que non elles sont là on les sent venir s’appuyer sur nos têtes. Elles nous illuminent de leur noir beauté.
esprit qui se prépare à emprunter le silence de ses propres ombres créatrices et rebelles.
pas besoin de résistance, nous aimons leur déviance, je m’y suis préparé et l’ai même provoqué.
je vous attends inconnu, je suis prêt à vous recevoir dans mon corps déjà tendu et stressé d’avoir ailleurs existé.
je suis perdu dans l’abime de nos doutes d’être trop certain. Confus mais toujours là qu’il y ait quelqu’un qui se trompe, quelqu’un ou un genre dit humain.
Mon esprit a peur.
Encore un peu, il doit se nourrir de fumées et poison. Il doit reprendre son chemin vers le rien concret, l’absolu décalage que ceux du genre appelle sans lendemain.
Je m’étire, pose mon dos relâché un instant sur mon fauteuil et tire pour plonger mes poumons dans le brouillard.
Elle est là, elle est douce. Elle monte et m’empare, un soupçon de désirs s’y perd, une profonde confusion s’installe.
L’effet joue ses tours et je me refuse de les contrer.
doute, ai-je encore des choses à dire ?
l’angoisse me pénètre et le retour réel me tourne le dos.
one two three four five six seven eight nine ten
moine toux truie fort bave fix vilaine diète bagne t’aime
la petite sirène qui se fait baiser par le gros thon