Reflecting Story

don’t know really what I mean

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in god we burst

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empty place

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left behind but living beside
looking at it, we can see this corner
there is no movement around, just the fact that memory lives there.

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Journée ordinaire

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mat
A frissons d’étais.
12 peut-être même un peu moins, c’était l’heure.
Je me grattais l’embouchure du nez.
Le matin.
Un de ces matins vraiment très matin.
Odeur de rien, pluie.
Mon esprit était tristement calme.
Mes jambes se lèvent, direction ailleurs : la salle d’eau.
Et…. miroir.

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fantasmes & souvenirs d’enfance

everyday

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Affabulation, la jeunesse n’est pas plus créative que les autres âges, comme le rappelle souvent un certain Boulet (on est des fans avec my wife !), par contre on a tendance à être plus candide et croire pour vrai ce qui raisonnablement n’est que poussée paranoïaque et fantasme morbide.
1
Je crois que l’on aime se faire flipper quand on est un petit marmot. On trip à se créer des monstres odieux qui en veulent à notre peau. Des ennemis oui… nous pourtant grand aventurier dans l’âme, ils osent se confronter à nous… Et quand ils le font, Indiana Jones devient rapidement Carl Lewis… oui il faut savoir fuir le danger.

Et en repassant dans mon village natal l’autre fois, j’ai été traversé par ce sentiment d’antan.
Un petit frisson en passant à côté de cette cabane dans le chemin du Donjon
2
J’étais avec mon cousin, je ne sais plus quel âge on devaient avoir, et la cabane avait plus la stature d’un château abandonné et nous avions vu un jour…. surgir un homme avec des vielles cisailles à haies rouillées dans les mains… (Je tairai son nom, un monsieur finalement très gentil d’ailleurs qui nous a depuis malheureusement quitté)

Mais la légende était née :
« l’homme qui coupait les oreilles des petits enfants habitait cette cabane…
 »

Depuis (et encore aujourd’hui en témoignent mes frissons de l’autre jour), à chaque fois que nous prenions ce chemin, de jour comme de nuit, nous courrions comme excités par le danger… l’oreille attentive au danger.
3

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bad à boum

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Petit détail inconséquent, ce matin, j’ai fait tomber mon âme…

bad-a-l-ame
… mes idées noires ont vexé le parquet.

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hantée

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 » je ne cligne plus des yeux, j’étouffe en leurs présences, je perds de la température aussi un peu, je me sens transparente et traverse le temps.  »
Elle se perdait dans le dédale de son imagination. La plus infime de ses pensées redonnait corps aux formes irréelles. Désormais, chaque instant était un signe de l’esprit de l’au-delà, elle en était sûre. Un peu désorientée, tout s’interprétait. Tout avait un sens… illogique.
La vie concrète, celle des petits riens, était soufflée à jamais par ces mirages tactiles.
Les fantômes ne cessaient de traverser son champ de vision, c’était l’intersection.

Chimères…
chaque soir,
elle les attend.
Devant la fenêtre, elle les regarde,
celles qui accompagnent les âmes vers l’autre Monde.
Le passage des morts entourés des fées.

Des « enterrements féeriques » qui font pousser l’herbe de son jardin…

Lui,
il avait disparu depuis deux mois, elle l’avait raté.
Et dans sa campagne, elle avait peu à peu quitté le réel conquise par ces présences…
Elle n’habitait plus seule.

Copyright J. Tatham

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s aime s

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c’est avec surprise que j’ai reçu ce matin ce sms.
Non pas que techniquement j’ai été renversé, non, c’est plutôt le contenu du message qui a bouleversé le rythme de ma journée.
un 08 et quelques qui me faisait savoir qu’une jeune femme attendait de mes nouvelles.

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in the mood for glove

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ça pèle sa race, ils arrêtent pas de marcher, mais ils vont où, j’ai mes chaussettes au fait, ça fait longtemps tout ça, enfin bref, tiens encore lui, il me regarde jamais, c’est beau paris, j’ai faim, j’espère qu’il va pas venir me faire chier l’autre, je lui pète sa gueule moi, comme disait ma mère, elle disait quoi d’ailleurs, me rappelle plus, on s’en fout, ce qu’il caille, ça doit être pour ça que j’ai froid, putain ça me gratte, bon on fait quoi là, il fait pas chaud « Il fait pas chaud, einh, ahah ! » ça s’est dit et plus à dire, tiens v’la l’autre, je sais pas, enfin on sait tous un peu mais c’est pas très juste tout ça, sarkosy il nique la carla, il est rapide ce gars là, j’ai faim, il doit être l’heure, trop d’idées « ENCULE ! » ça s’est dit, il fait froid, putain, je ne sais plus moi ce qu’elle dit ma mère et je m’en foue, tiens vl’à l’autre, il va me parler, elle est bonne elle, il passe ce con « pauvre con ! ahah ». t’as pas deux euros, blaireau, je vais me bouger le cul et je vais me bouger le cul, allez hop, pauvre con !! ahah !  » C’est beau paris en hiver einh, allez acheter bande de gens !! PD ! ahah ! « 

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un amant dans ma piaule

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il suffisait de le dire, je n’aurai pas attendu tant de temps pour le faire vomir.
Il était face à moi, enfin à terre, la tronche fragile en train de me regarder les yeux brisés par sa biture. Comme une supplication, il attendait que je le sauve de sa route. Quel petit con.
Déjà je ne savais pas pourquoi désormais, il était dans mon lit, moi jeune femme de bonne famille du haut de mes cinquante ans.
Lui, il devait en avoir seize pas plus.
Je l’ai rencontré à une soirée de ma fille, cette garce qui m’invite pour me foutre à la gueule sa jeunesse. Petite peste, je ne l’ai jamais aimé, à peine est-elle arrivée qu’elle m’a coupée en deux. Son père lui était heureux, quel imbécile. Remarque il était utile pour toutes ces tâches de gestion. Bref, il est mort désormais et je ne vous dirai pas comment.
Donc le marmot avait la gerbe aux lèvres et ronflait comme un jeune hippopotame. C’était effectivement un peu le zoo dans ma casbah.

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clément, caissier à la FNAC

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Il encorne la photo dans l’album de famille, la tête dans ses mains qui vacillent.
C’est remarquable de voir ce qui n’est plus, dérangeant de voir ce qui est.

Repère : le fauteuil.
Pardon, mon fauteuil. J’y suis assis et ça le rassure. Au travail c’est la même chose, il est assis.
Pas la peine de penser, bip et c’est compté.

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Au plaisir

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c’est épatant, lui dis-je, tout en partant

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entité

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un roman, sa vie n’avait jamais été qu’un roman.
il ou elle n’avait jamais connu de vérité.
Il ou elle, car elle ne connaissait pas son sexe, n’ayant jamais vraiment bien su… jusque là.
Une entité. Il n’était qu’une entité.
Un être vivant mais vide, un fantôme qui respire. Un personnage qui tous les matins va travailler, qui se réveille et s’aperçoit que l’oxygène est son plus fidèle partenaire.
Il est seul, oh il a bien vécu avec d’autres entités mais elle s’est vite aperçue que ces autres ne seraient que des compagnons de route, une addition, une formule loin d’être magique.
Sans sexe, il n’a jamais vraiment connu de rapports intimes, la mécanique de la chaire est si évidente. Et elle savait qu’il séduit.
Sa vie, hier, il la voulait réalité.
Elle aimerait enfin pouvoir avoir un nom et une histoire pour qu’enfin il connaisse le grand monde. celui-là. sans communes mesures. celui qui éclaire ses matinées et adoucie ses soirées.

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porn-em

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is love our pornography ?
so many pictures passing by
pixelazied by our own story
this story
a reflecting one ?

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well…

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well…

i guess this is the kind of sad love letter that i’m writing to you now…
i forgot that love scared you…
This… one, this invisible one
For what ?
nothing that i know
but i do know why
i know that you don’t feel free
may be you are dead
I have always been with you my sweet wild slug
but we never talked
fuck,
yes i don’t even know your face
but i can feel the terror of your breath
this bad taste that make me hope
hope that i can kiss the decay of our sweetness
one day
or
one night would suits us more
I’m in love with your dead body
i hide no more words
i don’t want to so i want it

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zèles

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elle te quitte, elle s’en excite.
elle t’aimait pour ton originalité puis s’est débinée par non normalité.
elle te disait qu’elle pouvait triper mais non, oh que non, ce qu’elle voulait c’est juste enfanter.
créer un bébé : pas vrai, non elle en voulait juste un pour ne pas être effrayée d’aller.
on pouvait en perdre haleine, on l’a perdue, oui mais à quoi bon ? le souffle ça se reprend. elle, elle n’expire pas, elle ne nous inspire plus et pas.
non, non, elle aspire juste à s’habiller chez Leroy Merlin et tapisser chez H&M.
vraiment beaucoup de beauté pour rien.

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