Reflecting Story

Deux sans la pipe

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copyright-Tatham-2007

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Et dimanche…
C’est lui, on y est…
il nous parcourt sans détours, nous sucent sans amour…
les secondes plus que minutes et heures éternité
Stop !
Je cherche là, enfin, cette fraîche cigarette…
encore dans mon lit mon bras se tord aux abords

‘re’mors.

Elle était dans ce lit, elle est aujourd’hui bien finie
Pendant qu’elle me caressait moi je la payais…
mais priais tant qu’un jour je puisse lui faire l’amour
pas de peine pas d’aurevoir,
elle est, était
de retour dans la seine ou tout simplement sur le trottoir

Pute de vie, je te suis car ta bière est trop à mère…
mais putain…
voulez-vous bien regarder le résultat, vous là-haut, qui intolérablement faites l’idiot, vous ne pouviez pas leur dire, tout simplement, que vous n’étiez rien ou voire-même le pire…

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Civet Brûlé

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copyright-Tatham-2007

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Elle est devant moi, comme toujours d’ailleurs.
J’en suis encore – étonnement et à noter au passage – à la suivre où nous nous rendons.
Ce n’est pas un passage enivrant qui s’ouvre à nous, non je vous rassure, c’est simplement le pas de la porte de chez ses parents.

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Ouais…

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Quelque part par là ou même de l’autre côté.
Insensés, sans sens les sangs sont dépecés.
A l’ombre de la soi-disante lumière, je ne peux que décrire à syllabe les flammes de l’éther n’elle.
Une de celles, une pucelle, une petite, dévastatrice, une discrète mais qui dans son silence m’ignore, si touchante, m’apercevant à l’orée de son aridité.
Elle, plaie de sa tristesse, s’écorche à vouloir me décrire son âme délicate en échos de sa perte pensée.
Je m’y adapte, je m’y emploie, mais à quoi bon, si ce n’est pour la déchirer, pas du con, non, de sa tendre et délicate acné.
Elle me dit que si, me dit que bon, bah oui on peut s’embrasser.
Alors vagabond de l’à côté, un brin hypocrite et surtout bourré, j’y fourre ma langue et espère quelque conte m’en contenter.
O surprise, sa langue résume bien mes destinées, oh oui, bien au delà que je ne pus le soupçonner, elle s’accorde, se lie, et traverse les rythmes de ma masculinité.
Comme c’est étonnant ce pauvre soupçon d’éternité, celui de se dire que tout ces mots compliqués n’ont jamais eu la force de pouvoir la résumer.
Elle, cette jeune fille, qu’un instant j’ai aimé, la vierge décadente qui m’a aussitôt abandonné.

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saôul elle

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silencieuse, bourrée d’ex-plausibles, les particules magiques, elle regarde par la fenêtre, la musique : son organe, là où son sang décalé irrigue.

Ce qu’il voit est en d‘hommagé.
Chaque mouvement, d’une voiture, d’un bout d’herbe, d’un son extérieur infiltré, nourrit la beauté de son décalage.

Évidemment, ils ont envie de boire, évidemment.
Ça compte plus que saoul.

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festival de cinéma en Allemagne (suite)

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(à l’occasion de la présentation de mon film Lydia, 15 ans)
Il faut être fort et sûr.
Plonger dans « l’irratiable » vérité, celle du doute qui est en nous, la source de ces images. Ne pas s’inquiéter de n’avoir aucun reflet, être informel, ne pas raconter une histoire mais la décomposer en guise de narration.
Trop d’images mâchent la réception du spectre acteur. On les vide pour provoquer en eux des sentiments facilement lisibles. On leur sert des films faciles d’accès pour les conforter dans le déjà-vu. Après ils sortent de la salle satisfait, comme après avoir avalé un mac-chicken. Une sensation d’avoir bouffé mais qui s’échappe quelques minutes après.
Non, peut-être qu’il faut que ça reste un peu sur l’estomac, le temps de construire une matière mentale. La vision du film a du goût, sa digestion : de la résistance.

De toute façon, bien rares sont les supports, je parle de ceux qui nous aident pour vraiment donné sans tout de suite penser à gagner. Remboursé, défrayé de quoi réitéré, n’est ce pas suffisant ? Un film sert-il à construire des buildings ? Ne serait-il pas plus efficace s’il s’attaquait plutôt aux fondations ?

Filmer l’art réalité.
Ce qui nous entoure nous fait bien trop souvent tourner de l’œil, le vertige de l’abus de pouvoir, l’équilibre financier qui détruit notre harmonie intérieure. Vider pour mieux profiter. Il faut montrer tout ça et transformer pour l’emmener ailleurs.

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festival de cinéma en Allemagne

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(à l’occasion de la présentation de mon film Lydia, 15 ans)
J’ai cette impression gênante, ennuyeuse pour moi-même, de ne pas être à ma place. Un état paradoxal, un héritage que j’aimerai arracher de mes valeurs, de toujours être à l’écoute – en guise de semence – de ces êtres à mes côtés. Des étrangers qui sont là, égoïstes, acharnés par leur paraitre dans l’illusion de leur statue. Ils sont là à disparaitre et je finis par ne plus être. Je m’efforce de les mettre à l’aise, un réel effort, épuisant et je m’y perds. J’oublie, je m’oublie pour qu’ils soient à l’aise et s’installe en moi un inconfort, une angoisse, une peur matérielle qui vient détruire ma créativité.
Je n’arrive pas à comprendre et accepter que tout n’est qu’un rapport de force sans enjeu. Chez eux, tout n’est qu’un refuge pour éviter d’aborder des sujets de fonds, des croisements intérieurs… enfin des croisements : voilà encore un exemple de ma faiblesse. Qu’y a t il à attendre d’un silence pesant ? Pourquoi je me sens obligé de remplir, car ce qui va déborder n’aura comme récipient qu’un contenant de banalités.

Je suis dans un festival de cinéma en Allemagne.
Toute la cohorte de cloportes au tee-shirt d’hommes sandwich plongent dans des artifices absconts et sans fonds d’âmes.
Rien ne s’échange, on tente de nous prendre en charge, nous réalisateur, on nous guide, nous conduit, nous occupe sans finalement tenter de nous rencontrer. Dès que j’aborde des sujets profonds, des thèmes de réflexions, espérant sans réels désirs des échanges formateurs, c’est vain. Il n’y a que des silences bien stériles.
Du tout et du rien.
On est loin du compte.
Toujours alimenter le vide, la surface de leur art, m’épuise. J’en ai rien à foutre.
J’attends bien plus, surtout d’un festival, que je rencontre ce qui m’échappe et au plus juste m’induise à nouveau en erreur. Un de ces chemins constructifs qui m’apporte et transporte ceux qui verront mon film.

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Tant qu’à faire… le faire.
Ecrire, se laisser aller à le décrire : le rire, au pire l’écouler amère.
Car c’est assez déroutant de se plonger à temps et encore carrément
plus dégoûtant de rester baiser là-dedans.

Des assauts de corps ‘pieux’ trouant la plane surface rouge…
Et l’œil se disperse égaré, c’est doux mais bien froid,
l’espace face à moi, je ne le connais pas
ces bras qui me tiennent, je ne le savais pas

or

c’est fait, je la trompe comme une pauvre merde d’enculé
les troubles de la fée perdent déjà leurs effets
et face à moi ce cul, autrefois si enivrant, colle de sa merde mes
pensées en tourments…

copyright-Tatham-2007

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sale, hop !

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I drink your souvenir
I’m fucked au pire

Sans toi on fait quoi ?
Comment rire et puis même sourire
Je te suck du doigt

Bide éclaté, ça transperce à mort
Putain oui quel taré d’y croire encore

Je voudrai plutôt te dire
Mais non c’est ferme ta gueule
En silence t’es tout seul
Apprend encore à gémir

Je touche mon cul sec
calva de mon amour
plus de sex à velours
plus de compte à rebours
un silence un échec

Aujourd’hui t’es mon ex
Désormais mon baiser perd tout contour
Encore rater le réflexe
De me préserver de toi mon amour

Ah ! ah ! ah !
Poilade je rigole
Pov’ gol
Ah ! ah ! ah !
Sad, j’encule Colargol

Envoyer la zic
Ma toute dernière trique
Je te fourre mon bic
toi mon encre comme une mort à Pornic

La place est vide
A nouveau
La trace dans le bide
Me vl’à poivrot

Notre dernier baiser
Surement acide
chier pas lucide
Ne m’a même pas marqué

je savais pas
dieu qu’à ce moment là
c’était du voilà
un adieu
bon embarras

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C’était un jour de juin.

everyday

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C’était un jour de juin.
Clair et sombre.

Il ne savait plus comment faire car il venait de le faire.

Après avoir pris le bain du matin dans la pièce parisienne, il écoutait l’eau qui calmait son corps, qui caressait son ventre. C’était une étreinte chaude et invisible pour calmer la plaie. Un corps sans corps qui l’aimait. Le temps d’un instant, oui juste le temps que tout s’écoule dans l’évier insignifiant.
Il n’osait pas regarder ce visage qui devait porter ces mots, il fuyait son regard peur d’encore s’y laisser perdre.
Et là.
Là, seulement là, il décidait de ne plus reculer.
Là, malgré tout ces appels intérieurs, il allait lui dire.

La rue.
Les gens vivent.
Il part.
Il rentre dans le métro, les gens.
Encore eux, toujours eux qui sont loin mais bien trop près.
Rester concentrer sur du rien.
Les paroles passent, l’infernal tumulte de la machine sous-terraine crie.
La station approche.
Elle est là : place de clichy.
Il ôtait tout les souvenirs.

Le bar.
Dans quel bar lui dire ?
Celui-là… oui nous y avions vu notre dernier concert : Lubat, hymne à la vie quand votre cœur se plissent, larmes d’amour d’espoir trop désespéré.
A côté d’elle, elle n’était déjà plus là.
Aujourd’hui, c’était dans le bar d’à côté que tout allait se passer.

Encore ce soleil.
Assis, en train de lui écrire ces derniers mots : ce petit adieu comme elle a dit juste après, me redonnant, malheureux, encore une dernière fois l’espoir que je chasse aussitôt, je l’attendais.

Téléphone.
Je suis là.
Oui là… pour la dernière fois, encore cette fois, là pour toi.

Puis,
elle surgit de nulle part, je la vois… je la vois.
Un rayon puissant qui déchire encore mon bonheur, un éclat, une femme que je ne pourrais écorcher de mots trop imprécis. Comment décrire mon odyssée ?

Elle s’assied.
Les larmes ne peuvent tout dévier.
« qu’est ce qu’il y a ? »

qu’est ce qu’il y a…

Je lui donne la lettre.
Le temps passe vite et lentement.
Elle lit.

Au bout… elle ôte la feuille de mon cahier pour la ranger dans son sac.

Elle ne sait pas quoi dire…
Mais oui que dire ?
Tout a été dit.
Tout est dit.
Fini.

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