» C’est égoïste de ma part de vous mettre au courant de tous ces petits travers concernant la vieillesse. J’en suis consciente et m’en excuse. Si cela vous fait un peu peur, remettez cette lecture à plus tard.
Pour votre gouverne , je ne me reconnais pas à 100% dans cette vieille dame.
Ce n’est pas mes dernières années qui sont racontées. Les miennes, je me les garde (j’ai le temps !) et pour tout dire sont très supportables et trop banales pour en faire un roman.
A l’aube de mes 85 ans je ne me sens pas malheureuse, et prête à vivre mes dernières années. J’ai l’impression que j’ai le temps.
Bisous à vous deux.
Simone. »
Message laissé par ma grand-mère sur la première page du livre de Pierrette Fleutiaux – Des phrases courtes, ma chérie
« the only people for me are the mad ones. The ones who are mad to live. Mad to talk. Mad to se saved. Desirous of everything at the same time. The ones who never yawn or say a commonplace thing. But burn. burn. burn. Like fabulous yellow roman candles exploding like spiders across the stars and in the middle you see the blue centerlight pop and everybody goes « awwww! » Jack Kerouac
maturity, honesty, sane
subversive, timeless, progressive that’s what my senses whispered me after the show
some rock as an incredible stone
Sonic Youth
I feel so close, i feel healthy, free and alive eachtime i see them, each time i hear the sonic dis-melody.
I used to be a Cure’s fan when i was younger (how can we get old ? i ask myself sometimes, if youth stays the energy fo our belief)), but with Sonic Youth, fan can’t be the word, another approach. Here, i just respect, respect what they are given us.
Yeah…
it’s some good rock, creative, not stock in any certitude but only in research, calling into questions but keeping truthfulness in the meaning of sincerity.
Here, there is no traffic to make, just proposal, interrogation than can become sometimes impulsive, sometimes laconic and suddenly… instantaneous, nearly animal, a something that rescue then open.
It’s how i imagined music could be, and it’s how rock can be.
I feel secured after one of their concert because they break each fragment of boundaries cos they are over their own limit, over what they could fall into. It’s might be the place of magic.
Open minded, they open our regard and then my heart is washed, cleaned, ready to be filled again. Gaps are permitted. I find strengh again… after each of their show art remains, and for myself i feel that it will stay, grow and feed my life. They are giving so much, and mainly they maintain faith. That faith that the everyday is attacking, not the religion one, just the way to behave regarding a projection, that faith : base to anybody life.
The intelligence then is a sound. How to make a sound hasn’t to be learned, it just has to be heard, clear as a crasy balance we have to assumed.
They feed us then we are able to carry on because we’ve recieved.
We always need to catch the listening, because to often we lose and get deaf then dumb. We can always hear, we just forget to locate the direction of sounds. Nevertheless it’s here, born from something that has things to say, after we just have to answer.
outre la poésie, et d’ailleurs comment encore dire outre : les couches.
Les surfaces qui couvrent, découvrent et la lumière qui révèle, les révèle.
L’ »obscure clarté » disait Victor Hugo.
La surface plane d’où émergent les sédiments d’un passage, plages d’émotions. Picturalité concrète aux traces absentes, la trace comme écriture.
Un fond sujet qui couvre la forme… beau dialogue d’unité.
Le blanc de la toile alors se narre, la peinture l’écrit, la forme elle la souligne.
Recouvrement, découvrement.
L’expression qui se souligne.
Que d’histoires…
Pas besoin de sens de lecture, c’est la lecture de Soulages qui donne le sens.
Noire est lumière tout contre-sens.
Le mensonge du blanc de la toile, la vierge est formée, il dissout de sa réincarnation.
Force poésie, s’en dégage l’aura d’une immensité, l’éclosion d’un détail.
Une touche qui raconte, celle qui trace pour ne pas s’arrêter, une trace qui laisse deviner la main du peintre. Celui-là même qui en adresse a confié du précis ou de son geste l’illusion d’une trace de pinceau oubliée.
« Le noir, c’est, d’un côté, l’extrême, le sombre, il n’y a pas plus sombre que le noir, et, à côté de cela, une couleur lumineuse. Le rapport de ces deux possibilités a fait que je me suis orienté vers cette manière de peindre. »
Pierre SOULAGES
Arno… qui cite Miles Davis.
» je ne fais pas du jazz, je fais de la musique »
Savoureux… putain (c’est de sujet) ils sont toujours là (prêts à foutre le…), les artistes.
On est déjà dans la merde, mais quand tout le monde va penser comme Arno, dixit le poète, on sera vraiment dans la merde.
Éric Choisy qui raconte sa vie, un conte, une poésie, intime…
au jour le jour, au bord la mer… tout est calme.
photo-vidéo… net art.
Un travail magnifique… le site Tant & Temps
artiste épuré. la candeur est parfois incisive. La pureté dans le minimal, une pop française qui rythme le quotidien dans un voyage moins simple qu’il ne parait.
on ne s’arrête plus assez sur les mots naturels. Ceux qui évoquent et portent.
La première fois que j’ai vu Dominique A. en concert c’était il y a déjà… (ouahh, je ne vais pas compter) on dira début des années 90. Il avait déjà sorti La Fossette et Si je connais harry et chantait en duo avec Françoiz Breut pourla mémoire neuve. C’était près de Rennes dans une salle à St Jacques si mes souvenirs sont bons. Une salle (des fêtes…) assise… je m’en prenais une, comme on dit. Ça me parlait… oui je trouvais enfin des paroles qui pouvaient faire un véritable échos à mon jour le jour. Je m’étais alors renseigné sur lui et j’avais compris que cet album La Fossette que j’avais découvert par hasard le jour de sa sortie (1992) avait été enregistré en toute intimité dans sa salle de bain avec les moyens du bord. Et du coup, enchanté, je me sentais moins seul, encore étudiant en arts travaillant de chez moi avec tout ce qui me tombait sur la main (matériel surtout pas broadcasté) dans un appartement complètement délabré à Rennes (j’étais le seul à payer un loyer entouré de squatteurs…) j’y trouvais enfin un sens ou on dira une référence. Un compagnon si je puis me permettre. J’ai d’ailleurs fais un film à la fleur de ce rapport (mais il faut que je trouve un lecteur Hi8 rapidement pour le numériser, d’ailleurs d’urgence je vois de la toile d’araignée se poser sur mes k7 et j’ai bien peur de perdre tous mon travail de cet époque, bref avant que tout ne s’efface…)
Depuis, cette pratique ne m’a plus abandonné, de la création avec du rien fait avec tout ce qu’il y a sous la main… Je pense que d’une certaine manière, je lui dois beaucoup.
Alors, j’ai été ravi d’assister au concert du Glazart en début de mois (… ça ne faisait finalement que quatre fois que je le voyais). C’était là, un concert intime, une messe dans l’assemblée, sûrement trop calme (qu’il nous a rétorqué)… mais voilà, moi je l’écoute quand il nous chante, mon corps est pris de pulsions retenues et le pogo c’est dans le coeur que ça se passe… Motorhead n’est là que dans des syllabes effacées (… euh, ne cherchez pas le rapport avec ce groupe, y’en a pas, j’ai juste un colloc qui m’a rempli la tête il y a quelques jours)
Mon grand regret, même si au Glazart il jouait en solo, c’est de ne pas avoir assisté à un de ses concerts passés (entre autre aux Bouffes du Nord) où il jouait de ces cumuls de samples… Du pur expérimental rock-pop… La face B (enfin le cd2) de Tout sera comme avant (2004), sans paroles, est une grandiose progression sonore, des couches musicales narratives… comme j’aime…. enfin moi, il me met en transe… Après quand il pose ses paroles sur ces autres chansons, mon plaisir est autre, voire ailleurs…
Enfin, voilà… (ça fait un peu comme un de ses titres ces deux mots là… ce qui est peut-être le cas)
j’avais envie d’écrire sur lui, même si on le connait déjà… mais bon, je pense qu’il est important de citer ses sources, ses ressources. En voilà un qui m’a inspiré à longue durée, indirectement ou en plein dedans…. Et même si je me sens aujourd’hui plus proche des phases décalées d’un Sonic Youth, Dominique A c’est comme une couleur qui ne s’efface pas, une teinte qui s’intègre involontairement dans ses propres compositions… j’y mets du rouge et, un peu de vert vient s’y mêler alors que je n’avais pas choisi cet écart… et là du coup les complémentaires ne sont plus si basiques mais instruites par des couleurs qui se sont parlées.
Je suis content !
Je cherchais à vous faire partager le travail d’un artiste talentueux depuis un certain temps et je ne retrouvais plus son lien… c’est fait. J’ai découvert son art il y a bien longtemps mais voilà avec ce nouveau site, je tenais à lui rendre hommage…
Le jour même où je souhaitais écrire à son sujet, je voyais une pub à la télé qui l’avait sollicité… Je commençais à me mordre les doigts… lui, il mort tout autre chose !! Hooger Brugge et ses nails Son site