A découvrir dans un container/cinéma le nouveau court-métrage de Spike Jonze au 104 …
Je ne l’ai pas encore vu, mais la bande annonce m’inspire…
J’imagine (ô soupçon) que c’est à voir et je suis aussi intrigué par ce « container/cinéma« …
En voyant cette bande annonce, on fait beaucoup de liens avec d’autres artistes, Cunningham pour Bjork, Gondry et son univers et Lynch avec les lapins dans le salon…
Autre information lue sur twitter (source), Aracade Fire et Spike Jonze auraient collaborés sur un tournage de film…
du bon avec du bon, ça fait du….. !
Pour inaugurer ces workshop, voici un tit set vjay mixant des images (vidéos réalisées avec mon appareil photo) d’un de nos trecks à Florac dans les Cévennes.
au bout des doigts, du son, des images… Christian Bannister nous propose un outil de voyage clef en mains. Son site… D’autres essais…
Info trouvée sur le Collagiste
- « Charlie Mars ? »
- « un vidéaste _bourré_ de talent… »
Allez visiter ses vidéos… délectez-vous… c’est du bon.

Sonic Youth " Palais des congrès" - 25-10-09 - Paris - all photos © j.tatham 2009
maturity, honesty, sane
subversive, timeless, progressive
that’s what my senses whispered me after the show
some rock as an incredible stone
Sonic Youth
I feel so close, i feel healthy, free and alive eachtime i see them, each time i hear the sonic dis-melody.
I used to be a Cure’s fan when i was younger (how can we get old ? i ask myself sometimes, if youth stays the energy fo our belief)), but with Sonic Youth, fan can’t be the word, another approach. Here, i just respect, respect what they are given us.
Yeah…
it’s some good rock, creative, not stock in any certitude but only in research, calling into questions but keeping truthfulness in the meaning of sincerity.
Here, there is no traffic to make, just proposal, interrogation than can become sometimes impulsive, sometimes laconic and suddenly… instantaneous, nearly animal, a something that rescue then open.

It’s how i imagined music could be, and it’s how rock can be.
I feel secured after one of their concert because they break each fragment of boundaries cos they are over their own limit, over what they could fall into. It’s might be the place of magic.
Open minded, they open our regard and then my heart is washed, cleaned, ready to be filled again. Gaps are permitted. I find strengh again… after each of their show art remains, and for myself i feel that it will stay, grow and feed my life. They are giving so much, and mainly they maintain faith. That faith that the everyday is attacking, not the religion one, just the way to behave regarding a projection, that faith : base to anybody life.

The intelligence then is a sound. How to make a sound hasn’t to be learned, it just has to be heard, clear as a crasy balance we have to assumed.
They feed us then we are able to carry on because we’ve recieved.
We always need to catch the listening, because to often we lose and get deaf then dumb. We can always hear, we just forget to locate the direction of sounds. Nevertheless it’s here, born from something that has things to say, after we just have to answer.

video made with my photo camera :
Other article on Sonic Youth
Sonic Youth Website
Version française de ce billet édité sur le site de la blugture de Fred2Baro
Arno… qui cite Miles Davis.
» je ne fais pas du jazz, je fais de la musique »
Savoureux… putain (c’est de sujet) ils sont toujours là (prêts à foutre le…), les artistes.
On est déjà dans la merde, mais quand tout le monde va penser comme Arno, dixit le poète, on sera vraiment dans la merde.
Je trainais avec ma belle sur un canapé fatigué. Un de ces dimanches en attendant des jours plus calmes (ceux que l’on appelle vacances). Une de ces fins de semaine où l’idée, très vite avortée, de sortir sous un ciel pluvieux d’été vous fait frissonner de fatigue.
Alors on reste avachi, on prend la ‘zappe’ et on se dit, tiens je vais mettre arte histoire de glander pratique…. et là on s’aperçoit que c’était une idée plus que lumineuse…
Mais oui, on a beau être à Paris, pas la peine de traîner sur des ponts paris-plagés, c’est à Avignon qu’on y danse (je vous laisse finir la phrase)…
Non, non la télé n’est pas qu’une vide boîte à glander…
Poum !

Copyright Luca Del Pia
Sans détour on tombe sur un Romeo Castellucci, et c’est dans ta face que tu te la prends l’émotion… Inferno qu’ils nous proposent les coquinous…
Vraiment saisissant…. j’en frissonne juste à le décrire. Beauté profonde… de profundis facei (pas sûr de la traduction mais sûr de l’émotion).
Un ballet intemporel qui donne envie de lire la Divine Comédie. Bon c’est sûr c’est pas la fête à la poilade, mais la couche d’émotions et d’expériences visuelles & sonores qui vous saisi vous secoue du canapé. Castellucci nous propose une interprétation de l’obscurité ô combien lumineuse.
Chaque tableau est une source, une bouffée d’inspirations et on se ressaisit rapidement prêt à se remettre à bosser sur un nouveau projet.
On pense à la créativité surprenante de Jan Fabre et du coup clair, on a envie de décoller….
Brigitte Salino (de Libération) : » L’Enfer de l’italien a lieu ici et maintenant : dans un monde déshumanisé, où l’individu est seul, et la masse aveugle. »
Et oui, dans sa boite cathodique (tiens, ça fait penser à catholique non ? D’ailleurs Mr Castellucci à ce sujet a son idée : « l’enfer, c’est les papes« ) donc je disais… la boite à pixels nous envoie bien de l’image et aussi du son et mes enfants du bien bon son. La parole a beau avoir la portée (musicale) du silence, nous baignons dans une mare sonore magnifique jouée en live par Scott Gibbons (tiens, les frissons me reprennent)…
Allez… un aperçu en attendant, mais l’intégrale si vous le souhaitez c’est ici & maintenant…
A voir aussi Purgatorio du même Castellucci (article d’Antoine de Baecque) joué en Avignon l’année précédente.

Copyright G. Hill et Paulina W.-O. (Donald Young Gallery)
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quand la voix rencontre l’expérience…
un son comme une histoire, une « portée » pour un voyage. Notre voix est mouvement, notre chant déplace.
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[+] » Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le. »
John Cage, extrait de la revue Le Monde de l’éducation Juillet – Août 2001
[+] L’ambitus de Meredith Monk, artiste complète.
Inclassable, intemporelle, elle s’extraie de l’idée du mouvement et du son….
[+] la richesse du chant diphonique des moines tibétains…
[+] le chant diphonique porté dans les voyages sonores de David Hykes
[+] les voyages intemporels d’Igor Ballereau (album téléchargeable ici)
[MEDIA=18]
comme évoqué dans un de mes touts derniers billets, j’ai beaucoup de respect pour Dominique A.
Je viens d’écouter une très bonne interview sur arte radio de cet artiste.
Il s’y révèle encore plus, nous parlant ouvertement de l’argent… en toute intimité.
De biens bons réglages, qui remettent bien en place aussi surtout » [...] ceux qui s’en mettent plein les fouilles », sans cacher que lui en gagne pas mal aussi.
Civisme et industrie du disque… c’est lui qui en parle…
Alors le concept d’Hadopi à réévaluer d’urgence, mais ça ce n’est pas un scoop…
- Dominique A, piano-voix
Il parle d’argent et sa chanson est d’or (16’49 »)
De Nicolas Ruffaut
13.05.2009
Rencontre avec Dominique A, chanteur sincère. Droits d’auteur, téléchargements, radios : il s’exprime avec une rare franchise sur son métier à l’heure numérique. Alors que sort son nouvel album « La Musique », il improvise des versions inédites interprétées au piano. Une voix à nu au sommet de son art.

artiste épuré.
la candeur est parfois incisive. La pureté dans le minimal, une pop française qui rythme le quotidien dans un voyage moins simple qu’il ne parait.
on ne s’arrête plus assez sur les mots naturels. Ceux qui évoquent et portent.
La première fois que j’ai vu Dominique A. en concert c’était il y a déjà… (ouahh, je ne vais pas compter) on dira début des années 90. Il avait déjà sorti La Fossette et Si je connais harry et chantait en duo avec Françoiz Breut pour la mémoire neuve. C’était près de Rennes dans une salle à St Jacques si mes souvenirs sont bons. Une salle (des fêtes…) assise… je m’en prenais une, comme on dit. Ça me parlait… oui je trouvais enfin des paroles qui pouvaient faire un véritable échos à mon jour le jour. Je m’étais alors renseigné sur lui et j’avais compris que cet album La Fossette que j’avais découvert par hasard le jour de sa sortie (1992) avait été enregistré en toute intimité dans sa salle de bain avec les moyens du bord. Et du coup, enchanté, je me sentais moins seul, encore étudiant en arts travaillant de chez moi avec tout ce qui me tombait sur la main (matériel surtout pas broadcasté) dans un appartement complètement délabré à Rennes (j’étais le seul à payer un loyer entouré de squatteurs…) j’y trouvais enfin un sens ou on dira une référence. Un compagnon si je puis me permettre. J’ai d’ailleurs fais un film à la fleur de ce rapport (mais il faut que je trouve un lecteur Hi8 rapidement pour le numériser, d’ailleurs d’urgence je vois de la toile d’araignée se poser sur mes k7 et j’ai bien peur de perdre tous mon travail de cet époque, bref avant que tout ne s’efface…)
Depuis, cette pratique ne m’a plus abandonné, de la création avec du rien fait avec tout ce qu’il y a sous la main… Je pense que d’une certaine manière, je lui dois beaucoup.
Alors, j’ai été ravi d’assister au concert du Glazart en début de mois (… ça ne faisait finalement que quatre fois que je le voyais). C’était là, un concert intime, une messe dans l’assemblée, sûrement trop calme (qu’il nous a rétorqué)… mais voilà, moi je l’écoute quand il nous chante, mon corps est pris de pulsions retenues et le pogo c’est dans le coeur que ça se passe… Motorhead n’est là que dans des syllabes effacées (… euh, ne cherchez pas le rapport avec ce groupe, y’en a pas, j’ai juste un colloc qui m’a rempli la tête il y a quelques jours)
Mon grand regret, même si au Glazart il jouait en solo, c’est de ne pas avoir assisté à un de ses concerts passés (entre autre aux Bouffes du Nord) où il jouait de ces cumuls de samples… Du pur expérimental rock-pop… La face B (enfin le cd2) de Tout sera comme avant (2004), sans paroles, est une grandiose progression sonore, des couches musicales narratives… comme j’aime…. enfin moi, il me met en transe… Après quand il pose ses paroles sur ces autres chansons, mon plaisir est autre, voire ailleurs…
Enfin, voilà… (ça fait un peu comme un de ses titres ces deux mots là… ce qui est peut-être le cas)
j’avais envie d’écrire sur lui, même si on le connait déjà… mais bon, je pense qu’il est important de citer ses sources, ses ressources. En voilà un qui m’a inspiré à longue durée, indirectement ou en plein dedans…. Et même si je me sens aujourd’hui plus proche des phases décalées d’un Sonic Youth, Dominique A c’est comme une couleur qui ne s’efface pas, une teinte qui s’intègre involontairement dans ses propres compositions… j’y mets du rouge et, un peu de vert vient s’y mêler alors que je n’avais pas choisi cet écart… et là du coup les complémentaires ne sont plus si basiques mais instruites par des couleurs qui se sont parlées.
Extrait du concert du 9 juin 2009 au Glazart :
site de Dominique A.

Tatham - Copyright 2009 - SY en concert à St Nazaire 2008
en concert aux eurockéenes 2005
au sein du son, on s’enfonce sur ce beau décollage. Elle nous prend, nous retourne, nous caresse, nous dévore; la musique.
Pas le choix, plus de frein, avec elle on s’accouple et pas de bémol à la vie, c’est l’improbable qui fait sa partition.