
[... ]
l’idée insensée qu’enfin tu m’écris au moment où l’on se quitte.
Un besoin d’échange pour que les gestes existent.
[... ]
Mercantile fraise juteuse, perverse et pressée, tu fruits acide, t’enfouis perfide, potache et potager.
Ton jardin savoureux sème la terreur et par vengeance tu pratiques l’entartrée.
De la terre, tu laisses dépasser ta queue verte, complémentaire immersion, ton goût six pieds sous terre, tu le caches à l’engrais comme au revers.
Même si tu la ramènes, ta truffe témoigne de ton absorption massive de jus alcoolisé.
Cocktail frappé, ta peau acné sucrée jute son parfum au sacre du printemps, ta saison, ta mue qui se perd dans l’hiver qui te rend raison.

" mat's ratio " - © J.Tatham - 2009
« Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse. »
William Blake

Copyright Bras 2009
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Michel Bras est un grand chef cuisinier situé à Laguiole.
C’est un artiste.
L’essence d’une cuisine créative et généreuse, l’immersion, l’implosion dans la nature, en accord…
Au-delà (mais pas si loin) de sa création culinaire qu’il partage avec son fils et une multitude de co-créateurs : les Bras KC, Michel Bras est un homme qui a l’œil, photographe du voyage, son regard éclaire.
Un recueil, un mystère, un poète, un homme calme et animé, imprégné du sens noble de la perception et du goût.
Il parle de la nature comme d’une toile nous ouvrant sa richesse, sa beauté et ses ressources.
Redonner à voir et goûter, la goûter.
Il parle d’instant, d’émerveillement, oui, cette capacité à s’émerveiller… alors, tout s’arrête car nous nous arrêtons, prendre le temps de prendre à bras le corps.
Signes de l’exigence de la création pour se laisser surprendre.
Écouter, observer, humer pour se laisser envouter.
L’équilibre demeure.
Nous avons créée ces sites sans ignorer l’art asiatique, il a d’ailleurs un restaurant au Japon. Des sites qui respirent et voyagent pour s’ouvrir au monde de Bras et à ceux de l’émotion…
site officiel – partager Bras – venir chez Bras – la boutique Bras – archives des newsletters – site presse
insensé, insoumis, incessant, une sangsue, un souci, cent saucissons mus de cessités
i dream for the resty place, the peacefull one where juice is your only suffer. Talking are beneath her tender lips… the one who are just smiling. I know it’s somewhere, hidden behind the crasyness of reality. One of my step is allready in there, the other one wants to join him… and then, she will be there.
day trip in the shadow beside the black light in its white mistery
we draw the line to the shape of love
un mot porte mille sens
&
un dictionnaire emporte les silences
c’est ça, sous ses assauts tassés, elle doit cesser de ressasser les soucis insensés sous elle si sensas
vices déforment, vers ça se ferme la valse d’une femme versatile
de l’évidence, jouons de la vie sa danse
le silence de la nuit ou celui de l’ennui
Le silence de la nuit a décidé un jour d’embrasser les brouillards bruyants de la ville.
Elle ne lui a pas répondu, trop hautaine, cette campagne à ses yeux était trop vide. Pourtant elle s’est tout de même retournée sur elle, mais de très loin en hauteur vue de sa peine capitale.
Quelques années ont passés.
La nature voulait toujours aimer la culture.
Mais la citadine faisait toujours sa fière.
D’autres encore sont passées.
L’herbe continuait de fleurir et les rues, elles, toussaient un peu plus.
Puis, un beau jour de pluie, les métros s’asphyxiaient à ne plus pouvoir en dormir.
Ils se décidèrent enfin à répondre aux élans vierges des pâturages.
Malheureusement, ils n’étaient plus là. Sous le poids de l’indifférence, ils avaient perdus leur verte couleur tant l’ombre égoïste de la tristesse des pavés les avaient ignorés.
cette nature qui m’entoure ôte le m’ minuscule qui m’habite
ce silence qui m’enveloppe tue ces mots intérieurs insensés
l’immobilisme des feuilles cet hiver calme la tourmente des cicatrices
je m’oublie enfin dans l’immense décors naturel
me nourrissant de ce qui n’est plus artificiel
et je regarde de haut, l’air assuré, ce qui autrefois m’était supplice
pour, enfin,
face à ces ridicules assauts leur ouvrir mes yeux au plus vite