Fela Kuti is a wise man.
Art is power.
Very very interesting documentary.
A film by Tchal-Gadjieff and Jean Jacques Flori.
Fela Kuti is a wise man.
Art is power.
Very very interesting documentary.
A film by Tchal-Gadjieff and Jean Jacques Flori.
un peu d’air… à l’écoute de ces deux messieurs.
Aux oreilles à l’instant en regardant ces 4 vidéos ci-dessous : d’autres points de vue, d’autres logiques qui n’ont rien d’illogique.
Changer sa méthode d’écoute, c’est ce que je me dis quand j’entends, libre, leurs paroles. Abattre des socles de pensées cimentées, trop habitués aux habituels « raisonnements » politiques. Quand j’emploie le mot « libre », je ne veux pas dire que cette liberté nous est ôtée dans ce pays France, non je parle vraiment de points de vue. Cette liberté (que l’on oublie trop vite) de pouvoir changer notre angle d’écoute et qui du coup par défaut induit un manque d’ouverture. Nous, peuple républicain (non-bonapartiste, anti-monarchique, en éveil contre toute forme de dictature). Je parle de l’acte de se rendre un peu plus disponible à entendre d’autres discours et philosophies politiques, car il y a d’autres solutions qui sont tout à fait louables. Oui, il faut changer nos points de vue qui se sont petit à petit imposés et qui se sont inconsciemment installés.
La parole, quand elle est un peu plus longuement donnée, nous apporte à nous de nouveaux mots. Des phrases, qui entre elles, créent des contre sens (en deux mots). Et ces idées portées par ces autres politiques sont importantes à entendre dans notre pays, surtout dans le « contexte de notre époque ». Comme ils le rappellent eux-mêmes dans cette vidéo, elles « raisonnent » en écho des révolutions arabes actuelles. Des révolutions nécessaires de peuples qui par l’action concrète et délibérée au péril de leur vie et sans autre ordre souverain, se libèrent en abattant des dirigeants ancrés dans leurs certitudes et leurs pouvoirs. Ouvrir d’autres voies pour mettre hors service ces certitudes bien souvent dangereuses qui ne profitent qu’à des ego ou des cercles collaborateurs égoïstes et totalitaires.
Voir par le bas c’est prendre aussi de l’altitude et ne plus croire que la règle ne peut être fixée que par le pouvoir du haut.
Et puis, je tenais aussi à partager ces liens et remercier Regards.fr, car pour une fois (même si les films sont encore trop courts à mes yeux, mais au moins ils sont là) les deux orateurs ne sont pas coupés toutes les minutes par des journalistes bloqués par les mêmes sempiternelles questions (je pense ici évidemment plus au monde de la télé). C’est tellement agaçant d’assister à ces mécanismes télé (… à « rendre le cerveau humain disponible »… merci Le Lay) qui rapidement effleurent les vrais sujets pour nous noyer dans des questions superficielles où chaque réponse sera interminablement coupée par des messages d’auto-promotion ou de matraquages publicitaires. Surtout, évitons d’alimenter l’intelligence, ça prend trop de temps, le coca va se réchauffer.
(Au passage, dans le paysage audiovisuel français et allemand, j’ai envie de dire merci à Arte qu’on s’amuse trop souvent à appeler « rareté »).
Non ici il n’y a rien à vendre, on a des réflexions qui proposent d’autres perspectives à une majorité (dans le vrai sens du terme). Ca fait du bien d’accéder à d’autres angles de pensée surtout avec ce que l’on nous sert en ce moment et ce depuis bien trop longtemps.
Photo sur la page d’accueil de Sam Hocevar (Creative commons)
(Olivier Besancenot, José Bové et Jean-Luc Mélenchon lors d’un meeting pour le non au référendum sur la Constitution européenne. Photo prise par Sam Hocevar le 25 mai 2005 devant la gare Saint-Lazare.
bonjour mathieu,
c’est lundi, la paix s’installe en lybie et l’air est pur au vivant japon
la france n’est plus habitée par ses démons fascistes
nicolas voit grand le coeur en paix
et toi et moi, dans nos arts, nous prenons notre envol,
pour tenter de le partager et humblement permettre aux « gens » de respirer
il y a quelques heures dans le métro.


Je ne vais pas faire un énième article sur le « retour » de l’artiste Bertrand Cantat. Moi, je ne l’ai jamais vu partir. J’ai leurs skuds à la maison et rien ne m’a empêché de tripper et d’en prendre pour mon état de conscience durant ces dernières années. J’insiste aussi sur le « leurs », car Cantat est un artiste qui ne fait que très rarement des solos, il participe et collabore. Et la semaine passée, il jouait effectivement avec Eiffel en tant que « guest » donc il était, le temps de quelques chansons, intégré au groupe et pas seul sur scène, bref, c’était juste pour dire…
liberté d’expression
je sortais du métro ce matin, Saint-Placide à Paris, le casque aux oreilles écoutant Noir Désir : Un jour en France…
Et au hasard de cette chanson, je tombe sur une manifestation bien encadrée, on va dire.
En supposant qu’il y avait des manifestants entre tous ces policiers, ne les voyant plus de l’extérieur, je me suis demandé ce qu’ils avaient justement à me dire ces manifestants.
Il est bien logique que quand l’on manifeste, c’est que l’on veut se faire entendre et que l’on a un message…
Et là, à part un pauvre bandeau à peine perceptible (« Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici »), le message était complètement étouffé par les forces de l’ordre.
L’oxygène pour s’exprimer dans ce pays démocratique semble manquer.
Asphyxie ?
L’asphyxie de l’humain est une urgence médicale. Sans action extérieure, l’asphyxie mène rapidement à l’inconscience puis à la mort.
(définition de l’asphyxie trouvée sur Wikipédia)
Petit extrait de la chanson de Noir Désir, pour mémoire :
» [...] C’est le temps des menaces
On a pas le choix pile en face
Et aujourd’hui je jure que rien n’se passe
Toujours un peu plus
F.N Souffrance
Qu’on est bien en France
C’est l’heure de changer la monnaie
On devra encore imprimer le rêve de l’égalité
On n’devra jamais supprimer celui de la fraternité
Restent des pointillés… Yeah, Yeah, Yeah !!! »
Noir Désir – Extrait d’Un jour en France
il y a dans l’air comme un sentiment pesant.
on prend des tics, on polit du toc.
restrictions, règles de cons… duites, en ligne les marginaux, la fuite à ceux dont la france inter dit… pardon, la France avec un grand F d’effets de fées privilégiées. La mère patrie fustige à ses votants la valeur de ses promesses. Paix hisse en danger, magie qui opère sur ses blessures cachées. Le non dit, le oui s’oblige. Il faut nettoyer la place aux dômes du vent pour effacer les traces du reflet salissant d’une blanche colombe d’argent.
On avance comme on peut, trop souvent comme il veut. La palette est pauvre, peu de couleurs pour dessiner ce ciel grisant que nos poètes politiciens veulent nous vendre. Plus de temps pour s’arrêter et écouter, entendre cet arbre silencieux et malade d’avoir perdu ses feuilles de noblesse. Car oui, à quoi bon ? Il n’en restera qu’un tronc vide, plus qu’à cimenter son écorce, en vider sa sève par des certitudes fragiles, le fourrer de billets pour colmater sa peine. Nous ne vivons plus que sur nos brèches. Le gagnant est celui qui aura remporté le produit des produits, le plus rentable car à forte dose consommable, ce sera lui le héros de la nation. Le pas du gain, l’appât des putains, pas celles qui souffrent non celles dont c’est le vrai métier, celui de séduire pour mieux vous détrousser. Car la frousse au ventre, face à un ton plus violent, nous nous taisons apeurés de ne pas pouvoir les payer. La loi exige de se faire pénétrer, bien profond, bien au fond pour soutenir notre cœur agité. Ils maîtrisent les émotions en les figeant de leurs pouvoirs déroutants. Ce sont des chirurgiens anatomiques, la bombe ne fait plus de dessin, le message est moins subtil et plus radical. Il est conservateur. Préservé l’ambiance bling bling pour du bing bing.
Que reste t’il de nos… ?
Nous nous le demandons et cela peut nous sauver, d’encore s’interroger, car dans un sens c’est arrêter d’accepter.
Ici, devant ces mots, je peux vous le dire haut et fort : je ne suis pas un intellectuel, non car je ne sais pas. Je serai plus un artiste qui interprète. L’interprétation nait d’un regard, car je vois. Je ne dis pas que je vois juste, non juste que je vois. L’idée est simplement de signifier. Porter une attention c’est décider de poser. Se laisser aller à la passivité, oublier la subjectivité. Car oui, passif nous retrouvons la vue. Les hyperactifs eux sont bien plus rentables, pas le temps pour les tas d’âmes un peu plus pour l’état d’armes.
Ici le rien est comme un état pesant, pensant, nous sommes si démunis quand nous ne pouvons plus. Si nous avons la force ou pour certains la liberté de casser les rythmes, alors nous pourrons faire critique ou simplement décrire, en dehors de nous-mêmes et d’eux mêmes.
Nous ne pouvons dire vrai, seul. Assumer, revendiquer sans dialogue c’est s’écouter et se croire. L’homme qui parle unique prône sa vérité, un eunuque aveuglé par ses certitudes. Puis dans la folie de sa solitude dangereuse, il se met à profit en haussant un peu plus la voix, toujours un peu plus haut… premiers signes d’une dictature.
Alors,
silence, écoutons ce qui était déjà là en confiance avec ce qui ne l’est pas encore, penchons l’oreille à la richesse des différences. Rester tout blanc est bien trop limpide.
J’avais déjà abordé un sujet sur le photographe : Raymond Depardon.
Au sujet de la faillite de l’agence Gamma, il s’est exprimé à nouveau :
Libération – 31 Juillet 2009
Entretien avec Raymond Depardon, cofondateur de l’agence Gamma, par Frédérique Roussel
Né en 1942, Raymond Depardon est l’un des fondateurs de Gamma avec Hubert Henrotte, Hugues Vassal et Léonard de Remy, agence qu’il a quittée pour Magnum en 1978.
«Derrière chaque photo, il y a un être humain»
Que vous inspire la cessation de paiement de Gamma?
Je ne suis pas surpris. Ça devait arriver un jour ou l’autre. Si les fondateurs ne sont plus là, ce n’est pas par hasard. Gamma a traversé plusieurs époques de la photographie et continuera, je l’espère. J’ai quitté l’agence en 1978 parce qu’elle était entrée dans une productivité intense qui ne correspondait plus à l’objet de départ. Gamma assistait trop les photographes. La loi Cressard de 1974 [le pigiste supposé lié par un lien de subordination à l’entreprise qui l’emploie, ndlr] ne leur a pas rendu service. Quand on a fondé l’agence, on n’avait pas pensé à ça. Les photographes passaient, venaient déposer leur bobines au labo. Soudain, on leur demande d’aller au Conseil des ministres et ils se transforment en salariés. Avant Gamma, j’étais salarié de l’agence Dalmas. J’étais malheureux, j’avais le sentiment d’être un pion. Le photographe doit être indépendant et autonome.
Le marché n’est-il pas plus difficile?
Nous avons vu arriver dans la presse des gens sortis d’HEC en costume-cravate qui disaient: pourquoi payer des reportages 100 000 euros? Payez-les au tarif syndical… Il y a eu un effondrement. Les prix ne veulent plus rien dire aujourd’hui. Il existe un problème économique, c’est certain. De nombreux photographes sur le marché, plus beaucoup d’argent… Plus l’Internet qui suscite une démocratisation un peu bête.
Qu’est-ce qui a changé?
En 1966, il suffisait de prendre l’avion, de faire trois photos à l’autre bout du monde pour être publié dans Le Nouvel Obs ou dans Paris Match. Gamma a vite été une tête de pont. Nous étions des grenadiers-voltigeurs! Aujourd’hui, c’est plus dur. Il ne faut plus attendre un l’événement qui risque de se produire. Fini l’embuscade, à attendre la photo forte qui illustre la complexité de la situation. Il n’y a plus de place pour ce côté romantique de la fin du siècle dernier où on pouvait partir du jour au lendemain au Biafra ou au Tchad. Ce qui ne veut pas dire que la photographie de guerre n’existe plus. Selon moi, la guerre de Bosnie a constitué une rupture, c’était la dernière à l’ancienne.
Le people n’a-t-il pas pris le pas sur le photojournalisme?
L’un devrait financer l’autre. Dans l’équipe des débuts de Gamma, Hugues Vassal prenait des personnalités comme Johnny Hallyday ou Mireille Mathieu. C’est ce qui a payé notre loyer les premières années, qui a permis à Gilles Caron [disparu en 1970 au Cambodge, ndlr] d’aller en Israël et moi au Tchad. Cloisonner les deux n’est pas bien, le système de vase communicant reste fondamental. Magnum aussi a vécu des moments difficiles. L’agence réalisait des annual reports pour les grandes sociétés qui faisaient leur bilan. Ou les photographes vivent comme des moines, ou ils font du corporate. C’est un compromis.
Pourquoi le photojournalisme intéresse moins?
Il y a beaucoup de photographes qui continuent à travailler sur la violence, les gangs, sur la crise aux Etats-Unis. Les sujets sont aussi nombreux que dans les années 70 mais difficiles à rentabiliser. Ceux qui nous scandalisent et nous choquent ne se vendent pas. Il y a encore des Fronts de libération au Tchad, mais l’important, aujourd’hui à mes yeux, c’est peut-être que le désert avance. Il y a peu de temps, je me trouvais en voiture sur une route de Patagonie. J’ai soudainement eu très peur. Les nuages menaçaient, l’atmosphère sentait l’orage. Et là, sur cette route, j’ai photographié la preuve que la couche d’ozone est crevée. Photographier, c’est parler du monde.
Quelle est la solution?
J’ai été formé à l’école d’Eric Rohmer et de Jean Rouch qui disaient qu’il fallait un deuxième métier pour nourrir sa passion. Le photographe doit s’assumer comme artiste. Sophie Ristelhueber par exemple réalise des installations dans les musées sur des sujets comme les points de passage entre Israël et les territoires occupés. L’essentiel, c’est de faire une bonne photo puis de la suivre, peut-être par un livre ou une exposition. Pourquoi ne pas réactiver aussi le tandem photographe-rédacteur?
Le modèle de l’agence est-il en péril?
Le modèle s’est déplacé. Ces dernières années, des collectifs de photographes sont apparus, qui sont plus libres et qui n’attendent plus rien. Ensemble, ils réfléchissent et agissent. La fondation me paraît être une solution. Les gens qui ont de l’argent préfèrent parler à des artistes plutôt qu’à une agence commerciale. Je suis en train d’en monter une au sein de Magnum qui est destinée à produire. L’idée est de trouver des partenaires intéressés par exemple par une réflexion sur le sida ou le paludisme.
Quel effet vous ferait un dépôt de bilan?
Cette situation rend peut-être service à Gamma. Derrière chaque photo, il y a un être humain qu’il ne faut pas tuer. On en a besoin, nous les lecteurs. Si on ne soutient pas les photographes, ils vont tous mourir. La photographie reste très moderne : elle traverse les frontières facilement, elle rentre dans les livres et les journaux. Arrêtons de dire que le photojournalisme est mort.
comme évoqué dans un de mes touts derniers billets, j’ai beaucoup de respect pour Dominique A.
Je viens d’écouter une très bonne interview sur arte radio de cet artiste.
Il s’y révèle encore plus, nous parlant ouvertement de l’argent… en toute intimité.
De biens bons réglages, qui remettent bien en place aussi surtout » [...] ceux qui s’en mettent plein les fouilles », sans cacher que lui en gagne pas mal aussi.
Civisme et industrie du disque… c’est lui qui en parle…
Alors le concept d’Hadopi à réévaluer d’urgence, mais ça ce n’est pas un scoop…
- Dominique A, piano-voix
Il parle d’argent et sa chanson est d’or (16’49 »)
De Nicolas Ruffaut
13.05.2009
Rencontre avec Dominique A, chanteur sincère. Droits d’auteur, téléchargements, radios : il s’exprime avec une rare franchise sur son métier à l’heure numérique. Alors que sort son nouvel album « La Musique », il improvise des versions inédites interprétées au piano. Une voix à nu au sommet de son art.
autant être répressif, niquer ces poncifs incisifs bien profonds
greffe au rêve général !!!
Le silence de la nuit a décidé un jour d’embrasser les brouillards bruyants de la ville.
Elle ne lui a pas répondu, trop hautaine, cette campagne à ses yeux était trop vide. Pourtant elle s’est tout de même retournée sur elle, mais de très loin en hauteur vue de sa peine capitale.
Quelques années ont passés.
La nature voulait toujours aimer la culture.
Mais la citadine faisait toujours sa fière.
D’autres encore sont passées.
L’herbe continuait de fleurir et les rues, elles, toussaient un peu plus.
Puis, un beau jour de pluie, les métros s’asphyxiaient à ne plus pouvoir en dormir.
Ils se décidèrent enfin à répondre aux élans vierges des pâturages.
Malheureusement, ils n’étaient plus là. Sous le poids de l’indifférence, ils avaient perdus leur verte couleur tant l’ombre égoïste de la tristesse des pavés les avaient ignorés.
ça pèle sa race, ils arrêtent pas de marcher, mais ils vont où, j’ai mes chaussettes au fait, ça fait longtemps tout ça, enfin bref, tiens encore lui, il me regarde jamais, c’est beau paris, j’ai faim, j’espère qu’il va pas venir me faire chier l’autre, je lui pète sa gueule moi, comme disait ma mère, elle disait quoi d’ailleurs, me rappelle plus, on s’en fout, ce qu’il caille, ça doit être pour ça que j’ai froid, putain ça me gratte, bon on fait quoi là, il fait pas chaud « Il fait pas chaud, einh, ahah ! » ça s’est dit et plus à dire, tiens v’la l’autre, je sais pas, enfin on sait tous un peu mais c’est pas très juste tout ça, sarkosy il nique la carla, il est rapide ce gars là, j’ai faim, il doit être l’heure, trop d’idées « ENCULE ! » ça s’est dit, il fait froid, putain, je ne sais plus moi ce qu’elle dit ma mère et je m’en foue, tiens vl’à l’autre, il va me parler, elle est bonne elle, il passe ce con « pauvre con ! ahah ». t’as pas deux euros, blaireau, je vais me bouger le cul et je vais me bouger le cul, allez hop, pauvre con !! ahah ! » C’est beau paris en hiver einh, allez acheter bande de gens !! PD ! ahah ! «
les yeux face au vide, il regardait le flou d’une somme d’instant, sa tête vacillait au grès de la rame de métro.
C’était un putain de jour de noël, il était seul.
Autour de lui, les gens avaient les cadeaux plein la tête pensant au diner qu’il allait chier quelques heures après.
Sa solitude, je l’ai vu et peut-être mal interprétée mais nos regards se sont croisés et nous nous sommes offerts un sourire. Il m’a fait un signe de la main pour me demander une clope, je lui ai lâché le paquet.
Je ne dis pas ça pour recevoir des fleurs, celles que j’ai vu face à moi était bien trop fanées, je ne fais rien de social, j’essaie juste de voir qu’en face rien n’est invisible, c’est notre regard égoïste qui lui ne veut plus voir que ses propres petites angoisses de bourgeois insatisfaits. J’en suis un aussi, je ne déroge pas à la règle.
Tout nous épuise
On nous puise pour ne pouvoir plus rien foutre
Ils sont là, ces guérillas, autour de toi, de moi…
Politicards, connards ! Administrations, espions ! Case à cocher, écorché !
Vidé on tente de se relever, mais la matraque se dresse et nous devons nous coucher pour ne pas saigner
On nous met en règle sinon il paraît que tout se dérèglent ! Menstruations forcées, on veut nous conditionner
A quoi se raccrocher on nous autorise à picoler mais défense de fumer
Non à la poussée, pour eux c’est la régression dans l’institution
Alors il faut se battre, on est montré du doigt alors nous aussi n’ayons pas peur de le lever
Discours de basse cours, pied dans la merde c’est leur fierté contre notre grès
Tout se consume, alors consommez, oui consommez on sera mieux assommé
Droite la politique, répression plus qu’à se servir un demi pression… et encore un, et encore un…
La seule voie, l’issue : fuir ?
Non… braquons des mots à ceux qui nous traquent de dos !
Ouvertement on nous ment !