La passion peut être mature, j’en suis de plus en plus persuadé.
ne pas l’éteindre… devenir laid, l’apparence s’efface, surface bientôt pile.
L’abîme du vide remplit, tu te vides………………..
N’est toi, oui nettoie, désinfecte quand tout sera craché, en acceptant ses faiblesses, la force va s’ériger après son sommeil.
nous n’avons rien commencer si ce n’est tout ce qui est en nous dans l’instant t.
t après l’s et proche de l’u. Tant d’alpha-b à créer.
journée.
10h00, réveil.
il fait encore nuit dans mes yeux pourtant j’allume aussitôt d’instinct le lap-top, je ne suis pas down.
Trop bu deux jours avant, ai « aimé » une inconnue dans l’ivresse des boissons qui m’a dit qu’on ne devrait pas s’aimer. Nous nous sommes quittés avant de s’être présenté.
Cette histoire a sûrement la teinte juste. Elle a trente ans et c’est ainsi que l’on restera là, dans notre époque, je ne m’écorcherai pas à provoquer ce qui n’est pas. Nous sommes responsables, chacun porte ses folies et les gère à leur mesure.
10h01
Je consulte mes mails, elle n’est pas là encore dans la magie de ses mots.
Cette intuition qui me chuchote encore à l’oreille : tu ne lui diras jamais adieu.
10h13
Je sors de ma chambre et retrouve des colocataires les yeux embués d’une fête encore fraîche dont je me suis isolé hier soir.
Petit déjeuner, planté devant la télé, je suis avec eux et regarde leurs yeux rivés vers la cathode pixellisée. Deux jeunes femmes russe entrent dans le salon, locataire d’un week-end accueillis par couchsurfing. J’aime rencontrer des univers étrangers. Elles sont jeunes pleine de séductions, je leur souris, me délectant d’être à côté. Elles attendent l’amour qui sera les révéler, je trouve que c’est beau.
10h28
j’appelle émilie, la danseuse avec qui je dois répéter cette après-midi. Elle se réveille aussi en radio. Je lui dis que nous ferons des photos pour le dossier de presse cette après-midi et de se préparer à m’accueillir et de s’ouvrir en personnage transformé.
11h00
je me force à remplir quelques courriers administratifs. C’est chiant mais tellement bon quand c’est géré.
Je dois écrire pour cette performance un texte plus lisible (que l’on m’a dit). Je m’écoute, ce n’est pas le moment, ils attendront.
Je leur donne par contre volontiers ma série numéro-illogique de sécurité social (sécurité social, quelle vilaine expression)
12h34
Je mets ma veste et pas encore lavé j’y vais.
Dame nation, je niquerai bien ta france
les politiques parlent de valeur du travail mais ils oublient qu’avant tout c’est l’acte de créer pour survivre, avant le concept il y a une âme.
tous ces petits parisiens de m, m’agacent.
emprunts de non-originalité, ils se rasent le crâne ne sachant qu’évoquer.
ils ont leur petites places dans leur petite culture.
Ça leur servent de faire valoir à une non-application de créativité.
Car la leur, oui : néante.
Ils pensent pourtant qu’ils transcendent en soirée, ils emballent la vide anorexique à la mode, celle aux cheveux courts qui fait la gueule.
Quelle commune soirée, petite vie, où à chaque fois ils s’y consument.
Ça cite mais ça ne vit pas.
Ça croit mais ça n’est pas.
La poésie connait pas.
C’est Libé.
La culture, un lieu commun, ils y vont mais n’y sont pas.
Ils sont parisiens.
Presque 40 ans croyant encore à leur 25 ans.
Ça baise comme ça mais ça bouge en rien.
Puis… ça pond un môme pour en faire leur poupée et remplacer ce qu’ils n’ont jamais été.
d’ailleurs pour-quoi je me fais chier à les considérer.
there is going to be nothing but what.
fuck this is not my language, it’s really why i feel, i own it.
no religion, no word, no reality to define what i mean, what i want, what i’m looking for.
the unknown is my knowledge.
my mistakes are the final solution to -my- (but yours) creation.
The only ‘thing’ i know is that drug made me what i am, and i’m definitly writing this under no substance. I mean it.
My life is a sad beat made of the illusion of light.
i’m crasy happy to be sad, sad not to be in this reality.
sad to be out of my fantastic materialism.
ok, this are only words but what is the most important then that out of concrete reality.
REALITY, fuck U REALITY.
no mark, no angel, what is what, what is me.
Fuking human nature, thanks miles to keep me alive.
My final trip of fucking no sarkosy.
and thanks again tricky to have get away from this mess of parisian absurdity on a stupid january.
Ça ne concerne qu’un espace intérieur, le temps d’un seul. Ça se dégage, ça engage mais vous en ferez ce que vous voudrez. Y’a pas de but, que des nécessités. C’est la rute de l’excité. Pas de vérifs, pas de kiffs, rien d’incisif, ça s’mêle que de l’actualité, ça réagit, ça agit, le système peureux, on veut de la politique juste pour la critique, pas le choix sans échos, y’a aucune répétition. Pas de gloire aux cons, plus qu’à se torcher au gros Picon.
Bon on en est où là ?
putain c’est lundi.
Une de +, de journée, pas de quoi en faire une merveille, peut-être bien qu’on va la louper.
C’est le matin, je suis bourré d’angoisse simplement d’avoir à l’assumer. Il est 9 heures, je devrai être au bureau sauf que ma structure n’a pas de CDD. Je dois fabriquer mon emploi et a-social je dois avoir une sécurité.
… bah tanpis… allez, encore une fois je vais faire confiance à mes transes en réveil. D’ici un café, deux clops et une page web de Libé je me dirai que je suis dans le vrai au risque encore une fois de ne pas participer à mes collections de points de retraite.
Bon… je vais y aller mollo, préparer ma poussée que je vais tout seul ériger. Y’a bien un moment où y’en a un qui va m’y emmener dans la sphère publique, celle qui me concerne, celle qui me donnera une identité, un statut, réalisateur à coup de cachets. Un film dans l’immobilier, de la couleur pour KFC, avec tout ça on va enfin nous permettre tous ensemble de pouvoir tripper le temps d’un film genre 1h30 en oubliant ces années passées à l’avoir préparé. Ca fera du bien enfin d’être dans l’histoire rien que dedans une fois tous ces « soucis » de pré-tournage effacés.

copyright-Tatham-2007

copyright-Tatham-2007
Bon là, en ce moment, de suite, maintenant, j’ai rien à dire sur l’amour.
J’en serai même à dire que ce truc, ça ne fait que lisser une réalité qu’on a pas envie de gérer. Un refuge qu’on justifie avec des qualificatifs bien serviables. Des machins choses comme : french lover ou au pire garçon romantique. OK pour déclamer, ça c’est sure que là-dedans y’a que de la vérité, mais bon l’ascension est courte et vite fait que le zizi retombe. Je pense que c’est après que tout est à dire, une fois le kleenex usé (passons la clop, c’est pas du cinéma – et nouveauté ça pue dans la chambre qu’il parait !)…non… non, c’est bien après quand elle croit que tout est dit et que la nique, comme virgule, nous amène que vers un seul point final.
On a joui et tout est dit ?
C’est pourtant là que tout commence, c’est là que naissent les premiers vrais soupçons de la transe. Le corps vidé. Alors ça peut faire flipper, le silence après les baisers, on sent alors à l’aise quand le sommeil lui nous gagne.
Mon premier amour appelait ça « s’endormir sur le tas »… mais au fait c’était-elle qui m’avait défloré ?