Reflecting Story

Tant & Temps

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Éric Choisy qui raconte sa vie, un conte, une poésie, intime…
au jour le jour, au bord la mer… tout est calme.
photo-vidéo… net art.
Un travail magnifique…
le site Tant & Temps

Copyright Éric Choisy

Copyright Éric Choisy

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divin dimanche

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Je trainais avec ma belle sur un canapé fatigué. Un de ces dimanches en attendant des jours plus calmes (ceux que l’on appelle vacances). Une de ces fins de semaine où l’idée, très vite avortée, de sortir sous un ciel pluvieux d’été vous fait frissonner de fatigue.
Alors on reste avachi, on prend la ‘zappe’ et on se dit, tiens je vais mettre arte histoire de glander pratique…. et là on s’aperçoit que c’était une idée plus que lumineuse…
Mais oui, on a beau être à Paris, pas la peine de traîner sur des ponts paris-plagés, c’est à Avignon qu’on y danse (je vous laisse finir la phrase)…
Non, non la télé n’est pas qu’une vide boîte à glander…
Poum !

Copyright Luca Del Pia

Copyright Luca Del Pia

Sans détour on tombe sur un Romeo Castellucci, et c’est dans ta face que tu te la prends l’émotion… Inferno qu’ils nous proposent les coquinous
Vraiment saisissant…. j’en frissonne juste à le décrire. Beauté profonde… de profundis facei (pas sûr de la traduction mais sûr de l’émotion).
Un ballet intemporel qui donne envie de lire la Divine Comédie. Bon c’est sûr c’est pas la fête à la poilade, mais la couche d’émotions et d’expériences visuelles & sonores qui vous saisi vous secoue du canapé. Castellucci nous propose une interprétation de l’obscurité ô combien lumineuse.
Chaque tableau est une source, une bouffée d’inspirations et on se ressaisit rapidement prêt à se remettre à bosser sur un nouveau projet.
On pense à la créativité surprenante de Jan Fabre et du coup clair, on a envie de décoller….

Brigitte Salino (de Libération) :  » L’Enfer de l’italien a lieu ici et maintenant : dans un monde déshumanisé, où l’individu est seul, et la masse aveugle.  »

Et oui, dans sa boite cathodique (tiens, ça fait penser à catholique non ? D’ailleurs Mr Castellucci à ce sujet a son idée : « l’enfer, c’est les papes« ) donc je disais… la boite à pixels nous envoie bien de l’image et aussi du son et mes enfants du bien bon son. La parole a beau avoir la portée (musicale) du silence, nous baignons dans une mare sonore magnifique jouée en live par Scott Gibbons (tiens, les frissons me reprennent)…

Allez… un aperçu en attendant, mais l’intégrale si vous le souhaitez c’est ici & maintenant…

A voir aussi Purgatorio du même Castellucci (article d’Antoine de Baecque) joué en Avignon l’année précédente.

Filmé par Don Kent :

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voie du son

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Copyright G. Hill et Paulina W.-O. (Donald Young Gallery)

Copyright G. Hill et Paulina W.-O. (Donald Young Gallery)

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quand la voix rencontre l’expérience…
un son comme une histoire, une « portée » pour un voyage. Notre voix est mouvement, notre chant déplace.

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[+]  » Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le.  »
John Cage, extrait de la revue Le Monde de l’éducation Juillet – Août 2001

[+] L’ambitus de Meredith Monk, artiste complète.
Inclassable, intemporelle, elle s’extraie de l’idée du mouvement et du son….

[+] la richesse du chant diphonique des moines tibétains…

[+] le chant diphonique porté dans les voyages sonores de David Hykes

[+] les voyages intemporels d’Igor Ballereau (album téléchargeable ici)
[MEDIA=18]

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dominique face b.

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comme évoqué dans un de mes touts derniers billets, j’ai beaucoup de respect pour Dominique A.
Je viens d’écouter une très bonne interview sur arte radio de cet artiste.

Il s’y révèle encore plus, nous parlant ouvertement de l’argent… en toute intimité.
De biens bons réglages, qui remettent bien en place aussi surtout  » [...] ceux qui s’en mettent plein les fouilles », sans cacher que lui en gagne pas mal aussi.

Civisme et industrie du disque… c’est lui qui en parle…
Alors le concept d’Hadopi à réévaluer d’urgence, mais ça ce n’est pas un scoop…

arte-radio- Dominique A, piano-voix
Il parle d’argent et sa chanson est d’or (16’49 »)
De Nicolas Ruffaut
13.05.2009

Rencontre avec Dominique A, chanteur sincère. Droits d’auteur, téléchargements, radios : il s’exprime avec une rare franchise sur son métier à l’heure numérique. Alors que sort son nouvel album « La Musique », il improvise des versions inédites interprétées au piano. Une voix à nu au sommet de son art.

Arte radio

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dominique a.

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Copyright : Emmanuel Bacquet

Photo copyright : Emmanuel Bacquet

artiste épuré.
la candeur est parfois incisive. La pureté dans le minimal, une pop française qui rythme le quotidien dans un voyage moins simple qu’il ne parait.
on ne s’arrête plus assez sur les mots naturels. Ceux qui évoquent et portent.
La première fois que j’ai vu Dominique A. en concert c’était il y a déjà… (ouahh, je ne vais pas compter) on dira début des années 90. Il avait déjà sorti La Fossette et Si je connais harry et chantait en duo avec Françoiz Breut pour la mémoire neuve. C’était près de Rennes dans une salle à St Jacques si mes souvenirs sont bons. Une salle (des fêtes…) assise… je m’en prenais une, comme on dit. Ça me parlait… oui je trouvais enfin des paroles qui pouvaient faire un véritable échos à mon jour le jour. Je m’étais alors renseigné sur lui et j’avais compris que cet album La Fossette que j’avais découvert par hasard le jour de sa sortie (1992) avait été enregistré en toute intimité dans sa salle de bain avec les moyens du bord. Et du coup, enchanté, je me sentais moins seul, encore étudiant en arts travaillant de chez moi avec tout ce qui me tombait sur la main (matériel surtout pas broadcasté) dans un appartement complètement délabré à Rennes (j’étais le seul à payer un loyer entouré de squatteurs…) j’y trouvais enfin un sens ou on dira une référence. Un compagnon si je puis me permettre. J’ai d’ailleurs fais un film à la fleur de ce rapport (mais il faut que je trouve un lecteur Hi8 rapidement pour le numériser, d’ailleurs d’urgence je vois de la toile d’araignée se poser sur mes k7 et j’ai bien peur de perdre tous mon travail de cet époque, bref avant que tout ne s’efface…)
Depuis, cette pratique ne m’a plus abandonné, de la création avec du rien fait avec tout ce qu’il y a sous la main… Je pense que d’une certaine manière, je lui dois beaucoup.

Alors, j’ai été ravi d’assister au concert du Glazart en début de mois (… ça ne faisait finalement que quatre fois que je le voyais). C’était là, un concert intime, une messe dans l’assemblée, sûrement trop calme (qu’il nous a rétorqué)… mais voilà, moi je l’écoute quand il nous chante, mon corps est pris de pulsions retenues et le pogo c’est dans le coeur que ça se passe… Motorhead n’est là que dans des syllabes effacées (… euh, ne cherchez pas le rapport avec ce groupe, y’en a pas, j’ai juste un colloc qui m’a rempli la tête il y a quelques jours)
Mon grand regret, même si au Glazart il jouait en solo, c’est de ne pas avoir assisté à un de ses concerts passés (entre autre aux Bouffes du Nord) où il jouait de ces cumuls de samples… Du pur expérimental rock-pop… La face B (enfin le cd2) de Tout sera comme avant (2004), sans paroles, est une grandiose progression sonore, des couches musicales narratives… comme j’aime…. enfin moi, il me met en transe… Après quand il pose ses paroles sur ces autres chansons, mon plaisir est autre, voire ailleurs

Enfin, voilà… (ça fait un peu comme un de ses titres ces deux mots là… ce qui est peut-être le cas)
j’avais envie d’écrire sur lui, même si on le connait déjà… mais bon, je pense qu’il est important de citer ses sources, ses ressources. En voilà un qui m’a inspiré à longue durée, indirectement ou en plein dedans…. Et même si je me sens aujourd’hui plus proche des phases décalées d’un Sonic Youth, Dominique A c’est comme une couleur qui ne s’efface pas, une teinte qui s’intègre involontairement dans ses propres compositions… j’y mets du rouge et, un peu de vert vient s’y mêler alors que je n’avais pas choisi cet écart… et là du coup les complémentaires ne sont plus si basiques mais instruites par des couleurs qui se sont parlées.

Extrait du concert du 9 juin 2009 au Glazart :

site de Dominique A.

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corriger le réel

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 » Dessiner est absolument antinaturel.
On croit qu’il suffit d’avoir la “patte”. C’est stupide : les gens habiles de leurs mains ne dessinent pas bien du tout. Dessiner est constamment corriger la vision que nous avons du réel. Naturellement vous faites la tête trop grosse, en accord avec une affinité élective de votre esprit.
Un dessin qui serait “naturel”,  serait difforme.  »
Philippe Lejeune

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à bras l’accord

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Copyright Bras 2009

Copyright Bras 2009

… de ses rencontres qui vous marquent, qui dénotent.
aux contacts d’Hommes aussi exceptionnels, nous nous imprégnons du sens large et au bonheur, la création respire.
J’ai eu l’occasion, dans l’agence où je travaille, de rencontrer un de ces créateurs : Michel Bras.
L’agence travaille avec lui depuis plus de 10 ans et j’ai eu la chance de réaliser avec elle le graphisme, et le développement, des tous derniers sites de la famille Bras.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Michel Bras est un grand chef cuisinier situé à Laguiole.
C’est un artiste.
L’essence d’une cuisine créative et généreuse, l’immersion, l’implosion dans la nature, en accord…
Au-delà (mais pas si loin) de sa création culinaire qu’il partage avec son fils et une multitude de co-créateurs : les Bras KC, Michel Bras est un homme qui a l’œil, photographe du voyage, son regard éclaire.

Un recueil, un mystère, un poète, un homme calme et animé, imprégné du sens noble de la perception et du goût.
Il parle de la nature comme d’une toile nous ouvrant sa richesse, sa beauté et ses ressources.
Redonner à voir et goûter, la goûter.
Il parle d’instant, d’émerveillement, oui, cette capacité à s’émerveiller… alors, tout s’arrête car nous nous arrêtons, prendre le temps de prendre à bras le corps.
Signes de l’exigence de la création pour se laisser surprendre.
Écouter, observer, humer pour se laisser envouter.

L’équilibre demeure.
Nous avons créée ces sites sans ignorer l’art asiatique, il a d’ailleurs un restaurant au Japon. Des sites qui respirent et voyagent pour s’ouvrir au monde de Bras et à ceux de l’émotion…

site officielpartager Brasvenir chez Brasla boutique Brasarchives des newsletterssite presse

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à disposition,

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copyright Tatham - 2009

copyright Tatham - 2009

le corps
séquence
chaque matin, vierge.
il mue
s’étire
vide,

s’ensuit

l’œil.
s’ouvre, la lumière dilate l’iris
l’esprit s’éveille

la rencontre
le premier geste est vu
car instinctivement pensé

l’être commence sa journée
le comédien la regarde pour la jouer

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l’art rythme mes tics

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si ça en fait moins cela veut dire que ça en faisait plus
[donc]
le tout est un ensemble égal si on ne s’en tient qu’à l’addition.
la quantité n’est pas une histoire d’équilibre mais bien d’une réunion.
la création n’est pas une valeur, il faut se situer dans sa globalité et là cela devient obligatoirement une progression.
la somme éveille.

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sur la peinture

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 » C’est un mensonge, un mensonge à travers lequel il faut essayer d’attraper un vérité ou de dire une vérité  »
Francis Bacon

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l’intuition

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bouquet
[...]
Journaliste
« revenons à votre « avis ». Comment se construit-il ?

Michel Bouquet
 » Par l’intuition. Par des signes plus ou moins lisibles venus on ne sait d’où. Comme d’un écrivain qui ne sait pas ce qu’il y a en lui, derrière lui, qui le pousse à écrire, à développer un sujet plutôt qu’un autre. L’intuition…
Est-ce une absurdité de ma part, mais je pense que les comédiens ont un don, l’intuition, plus forte que leur pensée, que leur réflexion, et qui leur vient d’une longue fréquentation de l’œuvre qu’ils abordent. Une sorte de révélation peut jaillir comme un éclair, mais après une lente et patiente maturation.  »
P49. 06-09-08 – Le Monde2

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reflecting story because….

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Bill Viola – Reflecting Pool

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the air

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something around the air, invisible picture close to me and you, important step to nowhere we have to find what can be the color of any meaning, morning and understanding, lost in the maze of reference, the road has no brand, no painting to draw the line

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-quelque chose-

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poétiquement concret, faire naître un -quelque chose-

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insert

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à quoi s’insert tout ça ?

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