Reflecting Story

leçon de mise en place, c’est aussi la scène

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l’acte de créer, l’acte d’écrire, l’idée qui vient à mettre en feuille, l’idée qui donne à voir par les mots, l’idée traversée par le silence, le doute, le temps de cette idée, la matière d’attente pour que l’idée soit. La confrontation entre le faire et le doute dans la façon même de faire.
Alain Cavalier est lucide et généreux, sa peur n’est pas cachée, son « désert » est fertile.
L’idée comme matière, car il faut toucher pour trouver, les solutions sont aussi ailleurs que dans la tête, il parle du geste.
La technique qui est aussi une création dans sa manipulation car non seulement elle donne à voir mais elle donne aussi à ré-fléchir.

Merci encore à « Les Films du Miroir« , un de mes contacts sur Facebook qui a partagé ce lien.

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Format HD – Haute (in)Décision

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On s’interroge trop parfois, on se demande si ce n’est pas mieux ici ou ailleurs, si ça c’est pas meilleur que ça. Mais que c’est vain…
Le choix peut perturber l’acte.
Cela fait déjà un certain temps que je dois acquérir ma nouvelle caméra, un de mes outils de travail essentiel.
Et je regarde, je cherche, je chine, j’attends de trouver ce que je veux.
Je continue de travailler à côté (histoires ici d’argent) pour me permettre de pouvoir faire le choix idéal en réunissant les conditions « parfaites » pour accéder à l’instrument qui me convienne.
Mais il faudrait peut-être que j’adapte un peu plus… j’avais oublié ce mot.

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Mauvais sang (extrait)

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une claque… les larmes qui me sont montées…
Mon dieu, que c’est beau… juste.
Putain… Quelle puissance…
du GRAND GRAND cinéma
Merci Carax

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Lynch

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Le cinéma de David Lynch en documentaire – teaser :
Autres billets sur David Lynch is asking - I love the small camera

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comme il se doit…

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bande annonce du dernier film de JLG :

Autre version de la bande annonce :

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Depardon toujours

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J’avais déjà abordé un sujet sur le photographe : Raymond Depardon.
Au sujet de la faillite de l’agence Gamma, il s’est exprimé à nouveau :

Libération – 31 Juillet 2009
Entretien avec Raymond Depardon, cofondateur de l’agence Gamma, par Frédérique Roussel

Né en 1942, Raymond Depardon est l’un des fondateurs de Gamma avec Hubert Henrotte, Hugues Vassal et Léonard de Remy, agence qu’il a quittée pour Magnum en 1978.

«Derrière chaque photo, il y a un être humain»
Que vous inspire la cessation de paiement de Gamma?
Je ne suis pas surpris. Ça devait arriver un jour ou l’autre. Si les fondateurs ne sont plus là, ce n’est pas par hasard. Gamma a traversé plusieurs époques de la photographie et continuera, je l’espère. J’ai quitté l’agence en 1978 parce qu’elle était entrée dans une productivité intense qui ne correspondait plus à l’objet de départ. Gamma assistait trop les photographes. La loi Cressard de 1974 [le pigiste supposé lié par un lien de subordination à l’entreprise qui l’emploie, ndlr] ne leur a pas rendu service. Quand on a fondé l’agence, on n’avait pas pensé à ça. Les photographes passaient, venaient déposer leur bobines au labo. Soudain, on leur demande d’aller au Conseil des ministres et ils se transforment en salariés. Avant Gamma, j’étais salarié de l’agence Dalmas. J’étais malheureux, j’avais le sentiment d’être un pion. Le photographe doit être indépendant et autonome.

Le marché n’est-il pas plus difficile?
Nous avons vu arriver dans la presse des gens sortis d’HEC en costume-cravate qui disaient: pourquoi payer des reportages 100 000 euros? Payez-les au tarif syndical… Il y a eu un effondrement. Les prix ne veulent plus rien dire aujourd’hui. Il existe un problème économique, c’est certain. De nombreux photographes sur le marché, plus beaucoup d’argent… Plus l’Internet qui suscite une démocratisation un peu bête.

Qu’est-ce qui a changé?
En 1966, il suffisait de prendre l’avion, de faire trois photos à l’autre bout du monde pour être publié dans Le Nouvel Obs ou dans Paris Match. Gamma a vite été une tête de pont. Nous étions des grenadiers-voltigeurs! Aujourd’hui, c’est plus dur. Il ne faut plus attendre un l’événement qui risque de se produire. Fini l’embuscade, à attendre la photo forte qui illustre la complexité de la situation. Il n’y a plus de place pour ce côté romantique de la fin du siècle dernier où on pouvait partir du jour au lendemain au Biafra ou au Tchad. Ce qui ne veut pas dire que la photographie de guerre n’existe plus. Selon moi, la guerre de Bosnie a constitué une rupture, c’était la dernière à l’ancienne.

Le people n’a-t-il pas pris le pas sur le photojournalisme?
L’un devrait financer l’autre. Dans l’équipe des débuts de Gamma, Hugues Vassal prenait des personnalités comme Johnny Hallyday ou Mireille Mathieu. C’est ce qui a payé notre loyer les premières années, qui a permis à Gilles Caron [disparu en 1970 au Cambodge, ndlr] d’aller en Israël et moi au Tchad. Cloisonner les deux n’est pas bien, le système de vase communicant reste fondamental. Magnum aussi a vécu des moments difficiles. L’agence réalisait des annual reports pour les grandes sociétés qui faisaient leur bilan. Ou les photographes vivent comme des moines, ou ils font du corporate. C’est un compromis.

Pourquoi le photojournalisme intéresse moins?
Il y a beaucoup de photographes qui continuent à travailler sur la violence, les gangs, sur la crise aux Etats-Unis. Les sujets sont aussi nombreux que dans les années 70 mais difficiles à rentabiliser. Ceux qui nous scandalisent et nous choquent ne se vendent pas. Il y a encore des Fronts de libération au Tchad, mais l’important, aujourd’hui à mes yeux, c’est peut-être que le désert avance. Il y a peu de temps, je me trouvais en voiture sur une route de Patagonie. J’ai soudainement eu très peur. Les nuages menaçaient, l’atmosphère sentait l’orage. Et là, sur cette route, j’ai photographié la preuve que la couche d’ozone est crevée. Photographier, c’est parler du monde.

Quelle est la solution?
J’ai été formé à l’école d’Eric Rohmer et de Jean Rouch qui disaient qu’il fallait un deuxième métier pour nourrir sa passion. Le photographe doit s’assumer comme artiste. Sophie Ristelhueber par exemple réalise des installations dans les musées sur des sujets comme les points de passage entre Israël et les territoires occupés. L’essentiel, c’est de faire une bonne photo puis de la suivre, peut-être par un livre ou une exposition. Pourquoi ne pas réactiver aussi le tandem photographe-rédacteur?

Le modèle de l’agence est-il en péril?
Le modèle s’est déplacé. Ces dernières années, des collectifs de photographes sont apparus, qui sont plus libres et qui n’attendent plus rien. Ensemble, ils réfléchissent et agissent. La fondation me paraît être une solution. Les gens qui ont de l’argent préfèrent parler à des artistes plutôt qu’à une agence commerciale. Je suis en train d’en monter une au sein de Magnum qui est destinée à produire. L’idée est de trouver des partenaires intéressés par exemple par une réflexion sur le sida ou le paludisme.

Quel effet vous ferait un dépôt de bilan?
Cette situation rend peut-être service à Gamma. Derrière chaque photo, il y a un être humain qu’il ne faut pas tuer. On en a besoin, nous les lecteurs. Si on ne soutient pas les photographes, ils vont tous mourir. La photographie reste très moderne : elle traverse les frontières facilement, elle rentre dans les livres et les journaux. Arrêtons de dire que le photojournalisme est mort.

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David Lynch is asking

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it’s always about travel… any kind with David Lynch
Crossing USA, he meets people and they talk…
a road talking project…
Have a nice trip

Copyright Lynch 2009

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David Lynch on video

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Les Bons Mayennais

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Suite à de nombreuses demandes et au vue des analyses de mon google analytic, le film que nous avons réalisés pour la SA Vaubernier avec Mathieu Mirol m’est souvent demandé. Il existe au fin fond des dossiers de ce site, mais je pense qu’il était nécessaire d’en faire un article à part entière.
Les Bons Mayennais
est une marque de fromages français, produits en Mayenne, à Martigné-sur-Mayenne par la laiterie Vaubernier (SA Vaubernier fromagerie du bois de Belleray). Sont commercialisés, en particulier, un camembert et un brie. (source wikipédia).
D’autant qu’en plus de la réalisation du film, le site officiel sera bientôt en ligne (que j’ai réalisé graphiquement avec deux de mes compères pour le développement et l’intégration : Pierre de Netagence et Cédric).

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Julien Tatham

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- artiste visuel –
né en 1972 en Alençon, travaille aujourd’hui à Bruxelles.

Copyright Ambiome 2009

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Dans les années 1990, c’est en sortant du film Stalker d’Andreï Tarkovski et Faces de John Cassavetes que je comprends qu’il existe un autre angle de vision de la réalité et je découvre ainsi un tout autre cinéma.
Ma pratique artistique prenait naissance.
Très tôt, je rejoins un atelier audiovisuel et commence à voir des passerelles entre création et réflexion. Je rentre à l’université des arts pour continuer mes recherches et ma formation.
Je mets en place diverses installations contemporaines dans le cadre d’expositions collectives ou personnelles. En incluant art vidéo, mise en espace, travaux photos et picturaux, je travaille sur diverses thématiques : l’identité, l’ironie, le faux, la pornographie quotidienne…
Je continue ces recherches en travaillant désormais sur l’idée de factices vidéos intimes : la réalité mise en scène.
C’est à cette époque que je commence à m’interroger sur les frontières entre l’art et la vie et la problématique de faire de sa vie une œuvre d’art. Mon histoire personnelle (amour, rencontres, soirées…) devient un journal intime vidéo fictif et occupe l’essentiel partie de mon temps et de mon
travail. Tout ce qui est dans ma vie peut être utilisé et déformé.
J’intègre l’UFR arts du spectacles et m’intéresse à l’histoire du cinéma et à sa théorie, cela m’ouvre de nouvelles frontières.
Je pars ensuite, après une maitrise autour de Pier Paolo Pasolini (film réalisé avec Benoit Sicat), sur Paris pour faire de l’assistanat sur des tournages de film. Ecoeuré par la méthode employée par certains réalisateurs avec les comédiens, la direction d’acteur devient un des éléments principaux de mes recherches.
Je suis donc plusieurs cours de jeu afin de voir comment ils travaillent. Devenant par la même comédien, toute une palette d’action m’aide à trouver des voies et des solutions pour amener un acteur à donner ce que je recherche. Quelques années plus tard, je donne des ateliers de jeu devant la caméra aux apprentis comédiens.
Puis la vie matérielle un temps me rattrape. Créer au grès d’une réalité économique nous amène parfois à faire des concessions sur son propre travail devant subvenir à ses besoins. N’ayant donc plus aucunes ressources financières et décidant de laisser le monde du tournage, ne croyant pas aux projets des autres réalisateurs sur lesquels j’ai travaillé, je me concentre sur la création graphique. Apprendre de nouveaux médiums tout en trouvant une solution pour survivre dans cette société et continuer à faire de la création immédiate. C’est à cette époque que je me concentre sur mon travail d’écriture : poèmes et mon premier roman : de deux choses l’une.
L’ensemble de ces écrits reprennent mes obsessions et questionnent la place de l’artiste dans la société. Mes thèmes d’écriture sont alors variés, abordant la sexualité, l’amour, la solitude, le chômage et l’anonymat.

Copyright - Ambiome - 2009

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Puis, de retour à la réalisation, je réalise de manière totalement indépendante mes propres films en commençant par « Centrum ».
Centrum a été filmé à partir d’une expérience réelle qui m’a amené avec mon musicien de prédilection Mathieu Mirol aux frontières de la réalité. Une expérience douloureuse de drogue qui m’a fait perdre mon rapport à la perception. Je transpose alors cette expérience dans un récit fictionnel d’un couple en naufrage et d’une échappée de la vie quotidienne par une substance chimique.
Je décide alors de continuer mes créations vidéos en total indépendance, avec aucun moyen de production, avec le matériel du bord, et tourne des films souvent dans une sphère privée. La plupart de mes productions sont élaborés dans un principe de recherche filmique, c’est à dire en totale expérimentation.
Dans cette optique, je tourne Tribute, un hommage à PJ Harvey. Le rock et la musique expérimentale font parties intégrantes de ma vie et leurs dialogues avec mes images deviennent liés de manière presque obsessionnelle. Il en sera de même pour Erotidien, un poème érotique tourné en hommage à Shannon Wright et Yann Tiersen. La musique pop française avec des représentants comme Dominique A, Miossec, accompagnent l’ensemble de ma vie. Ayant fait mes études à Rennes, je suis influencé par ces artistes qui écrivent autour du quotidien et de l’intimité. Le premier album de Dominique A, enregistré dans sa salle de bain : La Fossette aura une grande influence sur ma pratique (d’où certainement cet hommage sur l’ébauche du film : Comment c’était déjà ?, chanson de Dominique A.). Erotidien est un regard sur la femme, sujet cyclique dans mon travail. Une femme qui se réveille, action quotidienne… C’est une ouverture au décalage. Montrer la simplicité pour (se) dégager d’une répétition. La représentation et l’interprétation dans l’art, et la démarche de l’artiste d’extraire.
Leaving se nichera, sous la forme du déplacement, dans cette frontière entre réalité et fiction. Une fin d’histoire d’amour, un départ ou une arrivée.

Puis l’obsession musicale, le rythme, le son, le montage m’emmène dans des expériences où la narration n’existe que par le subjectif, l’esprit et ses détours sont les principaux fils conducteurs (Escaping Trip, Death Kiss…) Le scénario, écrit au montage, dépend de l’instant, il est dicté par la musique après avoir été éjecté de la folie d’un esprit (le personnage qui raconte). Sonic Youth devient un groupe d’influence essentiel dans mon travail.

Continuant ma pratique artistique plastique (installations, peintures…) l’art vidéo ne cesse de s’intégrer dans mes recherches. A l’occasion de l’exposition Interférence (Mathieu Mirol ayant réalisé l’habillage sonore dans la chapelle ou nous exposions) je montre des œuvres picturales et la vidéo-art : Crossing Moments. Ce film est un voyage et un montage d’échos entre différents pays d’Europe, comme des liens distants, la narration dépend des images recueillies, un archivage d’instants x pour dresser une abscisse autre. Le film est donc montré dans ce cadre, les spectateurs piochent au grès de leur passage un instant sonore et visuel pour emporter avec eux un sédiment émotionnel.
Je réalise ensuite, avec pour actrice Florence Bergaut et avec le musicien Mathieu Mirol, Lydia, 15 ans. Ce film est à la base un triptyque commandé par les bains douches (Géraldine Blé, décoratrice d’intérieurs et créatrice d’objets me demande de réaliser une œuvre pour l’habillage du lieu). Je mets en place deux photographies et sur le troisième panneau : le film projeté. Partant du support du carrelage des bains douches (la douche et la salle de bain ont souvent été au centre de mes décors filmiques et scéniques) je raconte l’histoire d’une adolescente qui chat sur le net. Elle envoie des messages liées à son mal-être et j’interprète l’univers musical de la jeune fille pour influer sur le montage. Ce film sera sélectionné au festival de films expérimentaux de Detmold devenant une œuvre à art entière (laissant les deux images échos dans le lieu des bains douches). Mathieu Mirol composera live la musique une fois le film monté.
C’est pourquoi aujourd’hui je suis arrivé au travail de VJ-artiste vidéaste. N’étant pas musicien mais ayant la musique dans les veines, ce médium d’expression s’est invité naturellement dans mon parcours. Pouvoir raconter une histoire en direct en fonction du son et des autres arts qui l’accompagnent (danse, peinture, invités,…). Laisser une histoire ouverte pour pouvoir improviser et retrouver la magie de la scène (rencontrée en tant que comédien dans le passé).
Pornem, lui est un ovni, un hommage à Lydia Lunch, que j’ai eu la chance de rencontrer. Suite à la discussion que nous avons eus et à la sortie d’une de ses performances mêlant ces spoken words, la musique et l’image, je suis sorti gonflé à bloc et je lui ai écrit ce poème flash/vidéo.

Depuis, je travaille en performance live avec des artistes et j’ai réalisé Because we don’t know this place ou encore collaboré avec Cédric Folliot sur Burning Miles.

Aujourd’hui installé sur Bruxelles, nous travaillons avec Mathieu Mirol sur la nouvelle version de Because we don’t know this place… we are going there.

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village natal

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Je me promenais tout à l’heure dans mon village natal, justement intéressant en venant d’évoquer Depardon. Je m’y sentais comme un visiteur. En visite dans mon enfance, à distance, silencieux sans tenter d’y mettre des mots mais plutôt des images muettes. Je passais à côté du cimetière où se reposent mes grands-parents, ma grand-mère. On pense évidemment au temps qui passe, ce précieux pas si précieux que ça. Il file. Être serein, face à sa force, on ne peut l’arrêter, personne n’a ce pouvoir. On peut juste être en lui et tenter de ne pas en perdre une miette. La vie est courte comparée aux millions qui nous précèdent. Pourquoi se torturer ?
Profiter en respect, oui le respect c’est si important, de l’autre et de soi-même, d’ailleurs c’est très lié, l’aphorisme que j’ai lu ce matin d’Oscar Wilde le rappelle.
Partir le cœur trop gros c’est du gâchis, ne pas avoir été honnête à son écoute et à l’autre, c’est dommage.
Plus on avance dans cette vie et j’ai l’impression que moins on s’enfonce, on pourrait croire le contraire mais la vie est cet éternel combat pour ne pas s’éteindre avant d’avoir à jamais rayonné. Simone est devenue d’ailleurs une étoile.

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Mr Depardon

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J’ai toujours eu beaucoup de respect pour le réalisateur, photographe : Raymond Depardon, un homme humble, juste, intelligent.
Je viens de lire certains de ces témoignages et j’apprends à chaque fois. Ce ne sont pas des connaissances techniques ni cinématographiques qu’il me donne, sa simplicité d’ailleurs à ce sujet est éblouissante, non c’est une attitude, un regard, une façon de voir.
R.D : « on n’as pas pris la parole, on leur a donnée » parlant des personnes qu’il filmait pour un de ses documentaires. On le sent quand on voit ses films avec Claudine Nougaret.
Il y a dans sa démarche un vrai regard cinématographique, être détaché de ce que l’on est pour faire apparaître ce que l’on veut. Le regard du réalisateur qui s’efface, une leçon que beaucoup d’artistes à Paris, puisque j’y vis et l’ai vu, devraient retenir.
R.D : « il ne faut pas diriger le regard du spectateur, il faut lui donner à voir. »

Copyright R. Depardon

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Déli

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Copyright Julien Tatham - 2009

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Porn-em

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Plans d’Avril 2008

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